•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Travailleurs étrangers temporaires : les candidats fédéraux se prononcent

Des travailleurs étrangers cueillent des fraises dans les champs de la Ferme Bourdages Tradition.

La Ferme Bourdages tradition embauchait 33 travailleurs étrangers cet été (archives).

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Radio-Canada

Les producteurs agricoles réclament plus de souplesse du gouvernement fédéral pour l'admission des travailleurs étrangers temporaires. Pour plusieurs, les délais sont trop longs avant de savoir s'ils pourront revenir l'année suivante. Certains réclament même un passeport spécial pour éviter les lenteurs administratives.

Chaque année, les propriétaires de la Ferme Ste-Élie, à Sherbrooke, font appel à 10 travailleurs étrangers temporaires pour travailler dans leurs champs. Il y a trois semaines, ils ont entrepris les longues démarches nécessaires pour les revoir l'an prochain.

La copropriétaire Andréanne Fisette explique qu'il y a des travailleurs qui reviennent année après année pendant 10 ans. Je leur dis au revoir en ne sachant pas si on va pouvoir les ravoir l'année prochaine. Je trouve que ça ne fait pas de sens.

Passeport spécial

Selon la productrice agricole, la solution serait de délivrer un passeport spécial pour les travailleurs déjà familiers avec le Québec. Le niveau de stress de tous serait grandement réduit.

Une idée que défend aussi le directeur général de Ferme Québec, Fernando Borja, pour qui les délais sont beaucoup trop longs. C'est un peu difficile, parfois, les délais des papiers de l'administration, c'est plus long que les contrats, déplore-t-il.

Le gouvernement favoriserait les bons employeurs

La ministre de l'Agriculture et l'Agroalimentaire du Canada, Marie-Claude Bibeau, sait que les délais sont parfois longs et promet une réforme qui favorisera certains employeurs.

Un des éléments serait de faire en sorte de reconnaître les bons employeurs, les employeurs de confiance et de faire en sorte que pour ces employeurs-là, qui traitent vraiment bien leurs travailleurs d'année en année, qu'on simplifie le processus, explique la ministre et candidate libérale de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau.

L'opposition blâme le ministère de l'Immigration

Les autres partis blâment quant à eux le gouvernement libéral, en particulier le ministère de l'Immigration, qui ne serait pas assez efficace.

C'est le cas du candidat du Nouveau Parti démocratique de Shefford, Patrick Jasmin, qui juge le processus très rigide. On sait que le Ministère a actuellement beaucoup de difficultés. Il n'est pas fonctionnel. Le NPD, on demande d'ailleurs un changement de ministre depuis un petit moment quand même, ajoute-t-il.

Pour le député conservateur de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, les producteurs doivent se compliquer la tâche avec des choses qui ne tiennent simplement pas la route. Nous, ce qu'on veut, c'est simplifier la tâche, donner plus de pouvoirs au Québec pour arrêter le dédoublement de procédures.

La candidate du Bloc québécois de Compton-Stanstead, Nathalie Bresse, souhaite que le gouvernement augmente la durée des permis des travailleurs. Surtout de prioriser les demandes du secteur agricole, parce qu'ils ont des besoins des fois, deux mois, trois mois, quatre ou six mois durant l'année. Il faut que ça se fasse rapidement, affirme la bloquiste.

Avec les informations de Jean Arel

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !