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Les talibans autoriseront les départs de l'Afghanistan après le 31 août

Des personnes qui tiennent des bagages marchent devant un avion sur le tarmac d'un aéroport.

Des personnes évacuées d'Afghanistan arrivent au Kosovo, l'un des pays signataires de la déclaration.

Photo : Reuters / Florion Goga

Radio-Canada

Une centaine de pays, dont le Canada, ont annoncé dimanche avoir obtenu l'engagement des talibans que tous les ressortissants étrangers et tous les Afghans disposant d'un document de voyage délivré par un autre pays pourraient quitter l'Afghanistan après le retrait des troupes américaines, prévu mardi.

Nous sommes tous déterminés à faire en sorte que nos citoyens, nos ressortissants, nos résidents, nos employés, ainsi que les Afghans qui ont travaillé avec nous et ceux qui sont en danger puissent continuer à voyager librement vers des destinations hors d’Afghanistan, ont écrit les pays signataires dans un communiqué transmis par Affaires mondiales Canada.

Nous continuerons à délivrer des documents de voyage aux Afghans désignés, et nous avons des attentes claires à l’égard des talibans et de leur engagement à permettre que ces personnes puissent se rendre dans nos pays respectifs, ont-ils ajouté.

Nous prenons note des déclarations publiques des talibans confirmant cette entente.

Une citation de :Extrait de la déclaration
Des gens font la file pour embarquer dans un avion militaire.

Selon la Maison-Blanche, plus de 100 000 personnes ont été rapatriées depuis le 14 août.

Photo : Reuters / US AIR FORCE

Les États-Unis, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni figurent parmi les signataires de la déclaration, que la Chine et la Russie n'ont pas signée.

Le conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden, Jake Sullivan, a déclaré que les ressortissants américains qui ont choisi de rester pour l'instant ne seraient pas coincés en Afghanistan .

Nous allons nous assurer d'avoir un mécanisme pour les sortir du pays s'ils veulent rentrer, a-t-il dit sur la chaîne Fox, affirmant que les talibans ont pris des engagements à cet égard.

Jake Sullivan parle dans la salle de presse de la Maison-Blanche.

Jake Sullivan est le conseiller de Joe Biden à la sécurité nationale.

Photo : Associated Press / Evan Vucci

« Approche alignée »

Le département d'État américain a d'ailleurs annoncé qu'une rencontre avec les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays est prévue lundi.

Les participants discuteront d'une approche alignée pour les jours et les semaines qui viennent, peut-on lire dans un communiqué diffusé quelques heures plus tard.

Des représentants de la France, du Canada, de l'Allemagne, de l'Italie, du Japon, du Royaume-Uni, de la Turquie, du Qatar, de l'Union européenne et de l'OTAN participeront à cette réunion virtuelle organisée par Washington.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a aussi convoqué les membres permanents du Conseil de sécurité lundi pour discuter de la situation en Afghanistan.

Les évacuations se poursuivent

Les États-Unis et leurs alliés ont évacué des milliers de personnes depuis le 14 août, veille de la prise de Kaboul par les talibans. Plusieurs pays du pont aérien, dont le Canada, ont quitté l'Afghanistan la semaine dernière, avant le départ des Américains.

Le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France avaient mis de la pression sur la Maison-Blanche pour poursuivre les évacuations après le 31 août, la date qui avait été fixée par les États-Unis pour le retrait complet des troupes américaines en Afghanistan.

Or, les talibans ont fait savoir que le non-respect de l’entente constituait une ligne rouge à ne pas franchir, sous peine de conséquences pour les alliés.

Des responsables de l'administration Biden ont déclaré en fin de soirée dimanche que les États-Unis allaient être en mesure d'évacuer les 300 citoyens américains toujours bloqués avant mardi, date butoir que le président Joe Biden s'était engagé à respecter.

Un famille afghane embarque dans un avion militaire américain.

Les talibans ont pris Kaboul le 15 août dernier.

Photo : Reuters

Frappe américaine

Cette déclaration commune survient au moment où les États-Unis ont réalisé une deuxième riposte contre le groupe armé État islamique depuis l’attentat-suicide de jeudi, qui a fait plus d’une centaine de morts, dont 13 soldats américains.

Le président américain Joe Biden avait d’ailleurs affirmé que la première frappe ne serait pas la dernière et qu’une autre attaque du groupe armé était très probable dans les prochains jours.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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