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Les communautés autochtones de l’Est-du-Québec font connaître leurs priorités électorales

L'église et un panneau de signalisation au premier plan.

Les communautés souhaitent que les partis s'engagent sur les enjeux autochtones (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

À l’approche du scrutin fédéral, les communautés autochtones de l’Est-du-Québec espèrent que les partis prioriseront le respect de leur territoire ainsi que l'application des recommandations des rapports sur la situation des autochtones au pays.

Ils évoquent ainsi les rapports de la Commission de vérité et réconciliation et de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées, fruits d'années de travail et de réflexions.

C'est le cas de Femmes autochtones du Québec, dont la présidente, Viviane Michel, vient de Uashat mak Mani-utenam, sur la Côte-Nord.

On veut que les recommandations de ces commissions soient mises en place plus rapidement. Les torts causés par le passé colonial du Canada continuent d'avoir des impacts, explique Mme Michel.

Une femme en gros plan tient un micro.

Viviane Michel, présidente de l'organisme Femmes autochtones du Québec

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Plusieurs représentants autochtones insistent aussi sur l'importance d'appliquer la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Ça doit être inclus dans les futures lois que le gouvernement va créer, demande le grand chef de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, Jacques Tremblay.

La reconnaissance du territoire est également une priorité pour toutes les communautés autochtones de l'Est-du-Québec.

Le grand chef Jacques Tremblay devant un drapeau de la nation Wolastoqiyik Wahsipekuk.

Les Malécites de la nation Wolastoqiyik Wahsipekuk militent toujours pour la reconnaissance du territoire dont ils estiment avoir été dépossédés, explique le chef Jacques Tremblay (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Dans la défense de nos droits, qu'ils soient des droits ancestraux ou des droits issus de traités, nous avons des tables régulières avec le gouvernement fédéral et on s'attend à ce que les discussions continuent de façon franche et honnête pour l'avancement de notre nation, ajoute M. Tremblay.

Vivre hors réserve

Si plusieurs autochtones de l'Est-du-Québec vivent en communauté, d'autres ont choisi de s'installer en ville.

C'est le cas de Tanya Sirois, une Innue de Pessamit à la tête du regroupement de centres d'amitié autochtone du Québec.

Elle affirme que les personnes qu'elle représente sont souvent oubliées et n'ont pas toujours accès aux services qui leur sont dus.

Le gouvernement ne peut pas nier cette présence grandissante dans les villes. Au Québec on approche du 60 % des personnes des Premières Nations qui sont dans les villes, donc un gouvernement fédéral ne peut pas faire fi de cette réalité-là, explique Mme Sirois.

La directrice générale du regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec. Tanya Sirois est membre de la Première Nation des Innus de Pessamit.

Tanya Sirois souhaite que le gouvernement facilite l'accès aux programmes fédéraux pour les autochtones qui vivent hors réserve (archives).

Photo : Crédit : RCAAQ

Les Mi'gmaq de la communauté de Gespeg, en Gaspésie, vivent tous en dehors d’une réserve.

Ils souhaiteraient, eux aussi, que l’accès aux ressources et aux programmes fédéraux soit simplifié.

Davantage de canaux de communication avec le gouvernement fédéral sont nécessaires pour y arriver, d’après le chef de Gespeg, Terry Shaw.

En étant hors réserve, c’est d'améliorer l’accès aux différents programmes afin de soutenir la communauté dans différentes démarches pour le développement social et économique. C’est très important qu’on puisse se développer et être autonome dans les communautés, explique-t-il.

Les membres de la communauté mi'gmaw de Gespeg ont dressé des tipis pour accueillir les visiteurs.

Bien que ses membres soient présents partout sur le territoire gaspésien, la communauté de Gespeg n'est pas établie sur une réserve fédérale (archives).

Photo : Radio-Canada / Léa Beauchesne

Si le développement économique se dessine comme un thème majeur de la campagne électorale, il est également prioritaire pour les communautés autochtones en quête de plus d'autonomie.

Avec les informations de Djavan Habel-Thurton

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