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Le réchauffement des eaux, un défi de plus pour les mariculteurs

Des récipients grillagés dans le fond du bateau sont remplis d'huitres.

La Ferme Maricole PurMer récolte des huitres et d'autres produits de la mer cultivés au large de Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle Plamondon

Radio-Canada

Au même titre que les pêcheurs et les agriculteurs, les mariculteurs subissent eux aussi les effets des changements climatiques. Le réchauffement des eaux du Saint-Laurent force cette industrie à s’adapter.

En mariculture, soit la culture des produits de la mer directement dans le milieu marin, les variations dans la température des eaux ont des effets importants sur la production.

Sur la Côte-Nord, la ferme maricole Purmer, installée en plein cœur de l’archipel des Sept Îles, a pu le constater cet été. On a eu deux voyages de pétoncles qu’on a mis en mer, pour se rendre compte qu’on en a perdu une partie, parce que l’eau était chaude, raconte la copropriétaire de Purmer, Sandra Blais. Ils étaient trop à la surface, donc on a eu une mortalité de pétoncles.

Le petit quai de Purmer sur l'îles Grosse Boule.

Le quai de Purmer sur l'île Grosse Boule (archives).

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Des records de chaleur ont été battus un peu partout au Québec cet été, et la température des eaux du fleuve est évidemment tributaire de celle de l’air ambiant.

Le chercheur en océanographie physique Peter Galbraith, qui travaille à l’Institut Maurice-Lamontagne, s’intéresse au climat du golfe du Saint-Laurent.

Dans la couche de surface, on était probablement un peu au-dessus des conditions normales au printemps, mais dans la couche intermédiaire froide, on vit une année carrément exceptionnelle , souligne le scientifique.

Si les mariculteurs savent qu’ils sont à la merci de mère nature, les réchauffements climatiques rendent le travail encore plus imprévisible.

Si on a une saison beaucoup plus chaude que la normale, c’est sûr que le calendrier de captage va être différent, explique Sandra Blais. Ça peut être un mois avant, ou un mois après, dépendamment des espèces.

Une citation de :Sandra Blais, copropriétaire de la ferme maricole Purmer

Que ce soit la moule, les algues, les pétoncles, les coquillages, les bourgots, une clam Stimpson, ça éclot à une certaine température et si la mer se réchauffe trop, tout ça va être chambardé, souligne-t-elle.

D’après un reportage de Lambert Gagné-Coulombe

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