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Jagmeet Singh talonné sur l'éducation universitaire en français à Sudbury

L'Université Laurentienne ou l'Université de Sudbury? Des militants exhortent le NPD de choisir.

Le chef du NPD Jagmeet Singh entouré de candidats, de professeurs et d'étudiants, répond à une question lors d'un point de presse.

Jagmeet Singh s’est montré réticent au transfert des programmes de langue française de l’Université Laurentienne à l’Université de Sudbury lors d'un point de presse samedi.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Voulant se montrer solidaire des francophones touchés par les coupes draconiennes dans les programmes de langue française de l’Université Laurentienne, le chef du NPD Jagmeet Singh s’est plutôt attiré l’ire de certains militants lors de son passage à Sudbury, dans le Nord de l’Ontario.

Après avoir plaidé pour une offre de programmes de langue française robuste dans la région, il s’est montré réticent au transfert des programmes de langue française de l’Université Laurentienne à l’Université de Sudbury, une petite université récemment séparée de l’Université Laurentienne ayant fait la promesse de devenir une université par et pour les francophones.

Notre but, c’est de sauver l’Université Laurentienne. C’est vraiment d'avoir plus de programmes, plus d’accès aux services, pas moins de services, pas moins de programmes, a déclaré Jagmeet Singh lors d’un point de presse sur les terrains de l’Université de Sudbury samedi matin.

Le travail de l’Université de Sudbury, c’est incroyable, c’est important, mais on ne veut pas réduire l’accès aux services, particulièrement en français, on veut les augmenter.

Une citation de :Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique, en réponse à la question d'un journaliste d'ONFR

Le parti a depuis clarifié sa position par courriel, indiquant vouloir soutenir le fait français au sein des deux universités sans pour autant s’ingérer dans les transferts de programmes entre elles.

Il s’était également prononcé en faveur du projet de transformation de l'Université de Sudbury en institution d'enseignement francophone autonome en avril dernier.

Or des professeurs licenciés de l'Université Laurentienne ainsi que l'Assemblée pour la francophonie de l'Ontario, avec qui l'Université de Sudbury a lancé son projet francophone, jugent nécessaire le transfert des programmes de langue française de l'Université Laurentienne.

Nous sommes incrédules. La communauté franco-ontarienne est claire : en restant à l’Université Laurentienne, la programmation de langue française va continuer son déclin. On veut une solution par et pour [les francophones]. On veut l’Université de Sudbury par et pour. Pas du same old, same old, a écrit l’AFO sur Twitter.

Pour Stéphanie Chouinard, professeure au Collège militaire royal du Canada et à l’Université Queen's, le parti doit choisir entre l’Université de Sudbury et l’Université Laurentienne.

D’un point de vue démographique et financier [la position du NPD] est intenable. On doit avoir un établissement où on regroupe les programmes francophones pour avoir un établissement qui a la possibilité de survivre dans le Nord de l’Ontario.

Une citation de :Stéphanie Chouinard, professeure au Collège militaire royal du Canada et à l’Université Queen's
Stéphanie Chouinard pose pour la caméra dans une rue résidentielle.

Stéphanie Chouinard estime que le lien de confiance entre les francophones du Nord de l'Ontario et l'Université Laurentienne est rompu.

Photo : Radio-Canada / Matéo Garcia Tremblay

Elle invite les différents partis politiques à clarifier leur position sur l'Université de Sudbury lors du débat électoral sur la francophonie de Radio-Canada, qui aura lieu le 15 septembre.

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