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Des médecins réclament le retour du masque et la preuve vaccinale en Saskatchewan

Une main gantée introduit un écouvillon dans la narine d'une personne assise les yeux fermés.

Des médecins en Saskatchewan s'inquiètent de la progression de la pandémie dans la province et tirent la sonnette d’alarme.

Photo : Reuters / Eduardo Munoz

Radio-Canada

Des médecins préoccupés par la progression de la pandémie en Saskatchewan réclament le retour du masque obligatoire et la mise en œuvre d’un passeport vaccinal.

Ces recommandations ont été formulées par des participants à la dernière réunion publique de médecins organisée par l'Autorité de la santé de la Saskatchewan, tenue jeudi. Les participants y ont partagé des chiffres qui témoignent de la progression du Coronavirus en Saskatchewan.

En un mois, le nombre de cas de COVID-19 a quadruplé dans la province. La moyenne sur sept jours des cas quotidiens est passée de 31 (le 21 juillet) à 172 (le 26 août). C’est la région du Grand Nord de la province qui enregistre le plus haut taux de cas au Canada.

Le nombre d'hospitalisations en lien avec le virus a augmenté de 30 % en une semaine, et les admissions aux soins intensifs continuent d’augmenter. L’âge moyen des personnes hospitalisées a diminué : 37 % des patients ont maintenant moins de 39 ans.

La Saskatchewan détient par ailleurs le taux de vaccination le plus bas au pays. Un peu plus de 66 % des Saskatchewanais ont reçu leurs deux doses de vaccin contre la COVID-19, alors qu'à l'échelle nationale ce sont plus de 75 % des Canadiens qui sont complètement immunisés.

Les médecins ont formulé plusieurs recommandations lors de la réunion dont :

  • la réintroduction du port du masque en intérieur;
  • la vaccination obligatoire, ou des tests fréquents pour les travailleurs de la santé, les enseignants, et autres groupes à risque;
  • la limitation de la taille des rassemblements privés et publics;
  • l’introduction d’un passeport vaccinal pour les événements sociaux non essentiels.

La Dre Tamara Hinz, pédopsychiatre et professeure associée au Collège de médecine à l'Université de la Saskatchewan, déplore les promesses des élus politiques qui assurent qu’il n’y aura ni restrictions ni port du masque obligatoire. Je pense que c'est téméraire, quand on ne sait pas vraiment où nous mènera ce virus et son variant Delta.

La Dre Hinz estime plutôt que des discussions honnêtes doivent avoir lieu, et que des choses doivent être mises en place avant de voir nos hôpitaux et nos systèmes de santé complètement submergés.

« Nous devons nous laisser guider par les preuves, les chiffres et la science. »

— Une citation de  Tamara Hinz, pédopsychiatre et professeure associée au Collège de médecine à l'Université de la Saskatchewan

La pédopsychiatre prône le retour du masque obligatoire de la maternelle à la douzième année. Plus tôt vous introduisez de mesures, moins ces mesures seront douloureuses et longues, fait-elle valoir.

De son côté, le médecin urgentiste à l’Université de la Saskatchewan, Brent Thoma, regrette le manque d’amélioration de la situation dans les hôpitaux au cours du dernier mois.

Beaucoup de mes collègues m'ont dit au cours des dernières semaines que nos services d'urgence étaient dans le pire état qu'ils aient jamais connu, affirme-t-il.

Quel est le plan?, s’interroge le médecin qui réclame une solution non pas dans trois mois, mais demain ou la semaine prochaine, afin d’en finir avec la COVID-19.

Avec les informations de Grégory Wilson

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