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Neuf mois après son ouverture, le CSSC Mercier est inauguré dans l’émotion au Yukon

Le Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile Mercier de Whitehorse, avec la pelouse au premier plan.

Le Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile Mercier avait récemment deux postes à combler, tous les deux ont été pourvus.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

De nombreux représentants de la communauté francophone et du Yukon ont assisté vendredi à l’inauguration officielle du Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile Mercier, un moment très attendu dans la communauté.

Le Centre scolaire secondaire communautaire (CSSC) Paul-Émile Mercier est ouvert depuis le 13 novembre dernier, mais en raison de la COVID-19 l'école n’avait pas pu avoir d’inauguration officielle pour fêter son ouverture.

C’est maintenant chose faite puisqu'une cérémonie s’est tenue vendredi matin dans l’enceinte de l'établissement, en présence de nombreuses personnalités de la vie yukonnaise et de la francophonie.

Les dignitaires posent à la fin de la cérémonie.

De nombreux dignitaires étaient présents pour l'occasion. De gauche à droite, Thomas Mulcair, Suzel Hurtubise, Angélique Bernard, Valérie Morand, Jean-Sébastien Blais, Jeanie McLean, Marc Champagne, Vincent Bélanger et Daniel Blais.

Photo : Radio-Canada / Laureen Laboret

Parmi ceux qui ont pris la parole et se trouvaient dans la salle, il y avait entre autres Angélique Bernard, la commissaire du Yukon, Valérie Morand, la directrice de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones, le Chef Dana Tizya-Tramm, chef de la Première Nation Vuntut Gwitchin ou encore le député fédéral sortant Larry Bagnell.

La cérémonie est aussi venue clore symboliquement la longue lutte des francophones pour avoir le droit de recevoir une éducation dans leur langue.

Thomas Mulcair, arrière-petit-fils de Paul-Émile Mercier

Thomas Mulcair et Suzel Hurtubise posent ensemble à l'entrée de l'école.

Thomas Mulcair et sa tante, Suzel Hurtubise, sont respectivement l'arrière-petit-fils et la petite-fille de Paul-Émile Mercier.

Photo : Radio-Canada / Laureen Laboret

Thomas Mulcair est connu sur la scène politique fédérale pour avoir été le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) entre 2012 et 2017. Il avait auparavant été ministre québécois de l’Environnement dans le gouvernement libéral de Jean Charest.

Mais vendredi, c’est sa filiation qui lui a valu d'être présent à l’inauguration du CSSC Mercier. Mon arrière-grand-père Paul-Émile Mercier et sa femme Marie-Louise Taché ont vécu ici pendant plusieurs années. Lui était ingénieur en chef du gouvernement du Canada, responsable du télégraphe, des routes, etc.

Ma famille fait partie de l’histoire des francophones au Yukon.

Une citation de :Thomas Mulcair, arrière-petit-fils de Paul-Émile Mercier

Le politicien se dit très fier que le nom de son aïeul ait été choisi pour figurer sur la façade de l'école, dont il loue l’architecture.

Sans compter qu’il voit cet accomplissement comme le témoin d’un long combat.

Lorsqu’on sait qu’il y a un siècle il y avait déjà 6000 francophones au Yukon, on comprend tout le chemin parcouru et c’est inspirant, souligne-t-il.

Vincent Bélanger, l’élève qui a trouvé le nom de l’école

Vincent Bélanger pose devant la scène.

Vincent Bélanger est l’élève qui a proposé le nom de Paul-Émile Mercier pour l’école.

Photo : Radio-Canada / Laureen Laboret

Il y a quelques années en arrière, Vincent Bélanger n’aurait pas pu se douter de son importante contribution au CSSC Mercier. L’élève de 11 e année est à l’origine du nom de l'établissement, rien que ça.

C’est en prenant part au concours lancé fin 2017 par la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) que Vincent Bélanger a eu l’idée de proposer le nom de Paul-Émile Mercier.

Je suis vraiment fier d’avoir eu l’idée de ce nom d'école et je ne m’attendais pas à ce que mes actions d'il y a quatre ans aient un impact aussi grand aujourd’hui.

Une citation de :Vincent Bélanger, élève qui a proposé le nom du CSSC Mercier

Même s’il avoue avoir soumis plusieurs noms, il n'hésite pas à dire que celui de l’ingénieur était de loin son favori. En faisant mes recherches sur Paul-Émile Mercier, je trouvais que c'était un personnage assez intéressant et important pour la communauté francophone du Yukon, raconte l'adolescent.

Aujourd’hui, l’élève dit aimer sa nouvelle école et tout l’espace qu’elle propose, particulièrement ses deux laboratoires qui permettent de réaliser des expériences sans être à l'étroit.

Jeanie McLean, ministre de l’Éducation

Jeanie McLean, la ministre de l’Éducation, pose pour la photo.

Jeanie McLean, ministre de l’Éducation, s'est dite très reconnaissante de prendre part à une journée importante pour la communauté francophone du Yukon.

Photo : Radio-Canada / Laureen Laboret

Pour la ministre de l’Éducation territoriale, Jeanie McLean, il n’y a aucun doute que la journée d’inauguration est un jalon important pour la communauté francophone. Elle rappelle que c’est Tracy-Anne McPhee qui était en poste à l’époque où l'avenir de l'école secondaire s’est joué.

Quand nous sommes arrivés au gouvernement en 2016, il y avait une très grande tension entre la communauté francophone et le gouvernement yukonnais et nos ministres de la Justice et de l'Éducation ont travaillé très dur pour dépasser ça, laisse-t-elle savoir.

Pour elle l’espace, en plus d'être moderne et fonctionnel, représente le futur de la communauté et de son inclusivité.

Aujourd’hui est vraiment un bon exemple de ce que nous pouvons accomplir quand on travaille ensemble et en collaboration.

Une citation de :Jeanie McLean, ministre de l'Éducation du Yukon

Elle estime que cet accomplissement pour la communauté francophone représente aussi un espoir plus grand, alors que le gouvernement et des autochtones du territoire travaillent à établir une commission scolaire des Premières Nations sur le modèle de la CSFY.

Jean-Sébastien Blais, président de la CSFY

Jean-Sébastien Blais pose devant l'école Mercier.

Jean-Sébastien Blais, le président de la Commission scolaire francophone du Yukon, pense déjà à l'avenir alors que les effectifs grandissent.

Photo : Radio-Canada / Laureen Laboret

Jean-Sébastien Blais, le président de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY), n’a pas caché son émotion lors de son discours. Pour lui, la journée restera le témoignage éloquent de la persévérance d’une communauté francophone qui a réussi contre vents et marées à faire respecter ses droits constitutionnels en matière d'éducation et à soutenir ses plus jeunes membres de la communauté.

Dans le fond, ce qu’on vit c’est pas seulement pour les francophones. Pour moi, c’est une bonne nouvelle pour tous les yukonnais.

Une citation de :Jean-Sébastien Blais, le président de la CSSC Mercier

La satisfaction est double pour lui, car en plus de la joie liée à l’inauguration officielle, il y a celle des chiffres d’inscription qui montrent le succès du CSSC Mercier. Mr Blais affirme en effet que de 86, les élèves sont passés à 122, sur une capacité de 150. Ce qui lui fait déjà penser au futur de l'école.

Déjà dans ma tête il y a toute cette question de la croissance [...] et à ce rythme-là, si on a un autre 40 % d'augmentation l’an prochain, vous pouvez croire qu’il y aura une question épineuse à savoir : où est-ce qu’on met ces autres élèves?, soulève-t-il.

En attendant, Jean-Sébastien Blais savoure le moment et ne manque pas de mentionner les sacrifices individuels de ceux qui se sont battus pour que cette éducation en français soit possible à Whitehorse.

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