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Un événement de Justin Trudeau en Ontario annulé pour des raisons de sécurité

Le chef libéral a confié qu'il n'avait jamais été témoin d'une « colère d'une telle intensité » chez des manifestants.

Un groupe de manifestants; au centre, une femme tient une pancarte disant en anglais «Le gouvernement se moque de nous. Dites simplement non.»

Une centaine de manifestants se sont massés près du lieu où devait se tenir un événement pour la campagne du chef libéral Justin Trudeau.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Le Parti libéral du Canada a été forcé d'annuler un événement prévu à Bolton, en Ontario, en début de soirée vendredi, en raison de la présence d'une centaine de manifestants agressifs opposés en grande partie à la vaccination et aux mesures sanitaires.

La Gendarmerie royale du Canada a donc demandé au personnel et aux journalistes de remonter à bord de l'autobus de campagne.

L'événement, qui devait débuter à 17 h, aura été retardé pendant près de deux heures avant que la décision ne tombe.

Face à l'important rassemblement de manifestants qui scandaient slogans et insultes, des agents de la Police provinciale de l'Ontario ont été dépêchés sur les lieux.

Le nombre de policiers présents n'a toutefois pas été jugé suffisant pour contrôler la foule, où se trouvaient des enfants, et permettre au chef libéral de prononcer son discours.

De nombreux protestataires en avaient contre la vaccination et le port du masque obligatoires, et contre l'imposition d'un passeport vaccinal. Certains manifestants défendaient plutôt les droits des vapoteurs.

En fin d'après-midi, lors d'un précédent arrêt de campagne à Nobleton, M. Trudeau avait aussi été accueilli par une dizaine de manifestants agités, dont plusieurs s'opposaient aux mesures sanitaires et à la vaccination.

Avant même l'arrivée du chef libéral sur les lieux, des manifestants brandissant des pancartes l'attendaient de pied ferme. Une fois M. Trudeau sorti de l'autobus, les cris et les huées n'ont fait que s'intensifier.

Justin Trudeau lève la main en signe de salut tandis que des manifestants brandissent des pancartes dans les airs.

En fin d'après-midi, le chef libéral Justin Trudeau avait aussi été accueilli par une dizaine de manifestants, dont certains opposés aux mesures sanitaires, lors d'un arrêt à Nobleton, en Ontario.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Une « intensité » jamais vue

Justin Trudeau a tout de même tenu à s'adresser aux médias en soirée à Brampton, opposant un appel à l'entraide et à l'unité à la hargne des manifestants qui ont croisé son chemin.

Nous avons tous eu une année difficile, a-t-il déclaré. Et ceux qui manifestaient, ils ont eu une année difficile aussi. J'entends leur colère. [...] Face à cette colère, il nous faut faire montre de compassion.

Le chef libéral a néanmoins souligné qu'il n'avait jamais été témoin d'une colère d'une telle intensité chez des manifestants.

J’ai souvent vu des gens fâchés. Mais de voir le niveau d’intensité […] Je regardais ces gens et je pense qu’on se demande tous : qu’est-ce qui ne va pas bien dans leur vie, d’où ça vient, cette furie, cette intensité? Parce que ce n'est pas typique du Canada.

Une citation de :Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada

Justin Trudeau réagit à l'annulation d'un événement perturbé par des manifestants

Selon M. Trudeau, les différents points de vue doivent être source de résilience pour les Canadiens, et non des failles qui vont nous arracher en mille miettes.

Ces protestations surviennent après que le chef libéral se fut engagé, vendredi matin, à verser 1 milliard de dollars aux provinces afin de les aider à implanter un passeport vaccinal, au moment où le pays traverse sa quatrième vague d'infections à la COVID-19.

Justin Trudeau n'avait pas manqué d'interpeller les manifestants qui s'opposent aux mesures sanitaires et qui viennent troubler ses allocutions depuis le début de la campagne électorale.

Des gens crient derrière une clôture. Un manifestant accroche un drap sur lequel est écrite une insulte destinée à Justin Trudeau.

Agités, les manifestants réunis sur les lieux d'un événement de campagne de Justin Trudeau ont scandé des slogans et crié des insultes.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Sur Twitter, le Parti conservateur du Canada a condamné vendredi le langage obscène et extrême employé par certains manifestants lors des événements de campagne du chef libéral.

Plusieurs familles, parfois avec de jeunes enfants, assistent à des événements comme ceux-ci, a ajouté le Parti conservateur, rappelant que l’ambiance devrait y être positive, peu importe l'appartenance politique.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, s'est désolé de voir Justin Trudeau et son équipe subir le courroux des manifestants. Tout le monde devrait pouvoir se sentir en sécurité durant la campagne, a-t-il tweeté. Le néo-démocrate a lui-même été la cible de propos racistes de manifestants depuis le début de la tournée électorale.

Au cours des précédentes élections fédérales, en 2019, des manifestants avaient aussi donné du fil à retordre au chef libéral. Craignant que sa sécurité ne soit compromise, M. Trudeau avait dû porter un gilet pare-balles lors d'un événement à Mississauga, en Ontario.

Avec des informations de Louis Blouin

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

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