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À la recherche de solutions pour détourner les textiles des sites d’enfouissement

Une montagne de sacs poubelles remplis de vêtements usagés.

Les textiles usagés s'accumulent et les organismes qui en font la collecte peinent à gérer ces grandes quantités.

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

Radio-Canada

Le traitement des vêtements usagés pose problème partout au Québec. Dans l’Est, les organismes communautaires qui en font la collecte sont débordés et le milieu cherche des solutions.

C’est le cas par exemple au Centre maskoutain de Rivière-du-Loup, où s'amoncellent les sacs remplis de textiles.

Le bâtiment de l'organisme.

Le Centre maskoutain de Rivière-du-Loup traite des tonnes de textiles usagés.

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

Avec la pandémie de COVID-19, les dons de vêtements ont doublé. Débordé, l'organisme a même arrêté la récupération de vêtements pendant un mois.

On pensait ouvrir un autre local et de mettre juste du linge, explique le directeur du Centre d’entraide, Mario Pageau, mais ici le linge, on le vend à 1 $ le morceau. Il faut que tu en vendes beaucoup pour être capable de payer un loyer minimum, on parle de 1000 $, juste un petit local.

Le directeur du Centre maskoutain de Rivière-du-Loup, Mario Pageau, en compagnie des bénévoles Patricia Thibault, Michèle Denis et Geneviève Fortin.

Le directeur du Centre maskoutain de Rivière-du-Loup, Mario Pageau, en compagnie des bénévoles Patricia Thibault, Michèle Denis et Geneviève Fortin

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

Les surplus sont envoyés au site d'enfouissement technique, aux frais de l'organisme, ce qui représente un fardeau.

Ce serait important que les municipalités se conscientisent à ça, soulève Mario Pageau.

On ne devrait pas charger de frais à des organismes comme le nôtre pour aller porter les choses des gens au dépotoir.

Une citation de :Mario Pageau, directeur du Centre d’entraide maskoutain de Rivière-du-Loup

Certaines municipalités ont décidé de mettre l'épaule à la roue.

À Sept-Îles, la Ville loue un conteneur à vêtements pour le Centre de dépannage du parc Ferland. La Municipalité est consciente du problème. On fait notre part, fait valoir Jean-François Grenier, chef de la division Environnement à la Ville de Sept-Îles.

Le personnel du Centre de dépannage du parc Ferland peut déposer les textiles excédentaires dans ce conteneur.

Le personnel du Centre de dépannage du parc Ferland peut déposer les textiles excédentaires dans ce conteneur.

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

En tant que Ville, ajoute-t-il, on se doit de limiter l’enfouissement des matières résiduelles. La Municipalité a décidé d'autoriser l'entreposage dans un conteneur pour les matières excédentaires qu’on n’était pas en mesure de gérer dans le centre de dépannage.

Selon le collectif d’experts Mutrec, chaque Québécois consomme en moyenne 40 kg de textile neuf chaque année.

Tableau qui montre que chaque citoyen consomme 40 kg de textiles neufs par année au Québec. La moitié est enfouie dans les dépotoirs.

La consommation de textiles neufs est importante au Québec.

Photo : Radio-Canada

La moitié du linge usagé aboutit dans des sites d'enfouissement technique, et le volume a augmenté de 78 % entre 2011 et 2019. Seulement 6 % sont recyclés.

L'économie circulaire en soutien

Co-éco au Bas-Saint-Laurent et l'organisme d'économie circulaire Synergie veulent trouver des solutions.

On va trouver un moyen, un financement pour aller faire un portrait, un diagnostic des difficultés qu'on retrouve dans les friperies, les organisations qui accueillent le textile, prévoit la directrice de Co-éco, Solange Morneau. On est rendus là, le 8 septembre nous rencontrons ces organismes-là pour en parler.

Solange Morneau.

Solange Morneau, directrice de Co-éco, travaille à trouver des solutions pour éviter l'enfouissement des textiles.

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

D'ici la fin septembre, Co-éco déposera un projet auprès de Recyc-Québec pour faire avancer le dossier du recyclage du textile.

Rappelons qu’à Matane, l'organisme la Co.Mode verte, aujourd’hui dissous, recueillait d’énormes quantités de textiles qu’il détournait des sites d’enfouissement, en collaboration avec Recyc-Québec.

D’après le reportage de Fabienne Tercaefs

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