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Une application en développement pour diagnostiquer la COVID-19 à partir de la toux

Un homme tousse.

Le son de la toux et l'enchaînement de quintes comportent des caractéristiques propres à chaque maladie, selon les chercheurs.

Photo : getty images/istockphoto/klebercordeiro

Tousser dans le micro de son téléphone pourrait bientôt être un nouvel outil dans l’arsenal de dépistage de la COVID-19 grâce aux recherches de l’Université de Calgary.

Une équipe de l’École d'ingénierie a mis au point une application qui permet de prédire si une personne est infectée à partir des enregistrements sonores de sa toux.

Cette méthode pourrait être une première étape pour savoir si une personne est possiblement infectée. Le test se fait en quelques secondes sans être invasif. Comme premier outil de dépistage, cela réduirait le nombre d’écouvillons nécessaires, explique Behrouz Far, professeur d’ingénierie à l’Université de Calgary.

Un premier dépistage

Il ajoute que l’application a le potentiel de révéler l'infection même chez des personnes asymptomatiques.

Je ne suis pas médecin, mais l’enchaînement des quintes de toux contient des informations. Si nous pouvons exploiter ces caractéristiques, nous pouvons mieux comprendre si la toux est reliée à la COVID-19 ou à une autre maladie.

Pour mettre au point son logiciel d’analyse des toux, l’équipe a récolté des enregistrements de 1502 participants, dont 114 avaient reçu un résultat positif à un test de dépistage du SRAS-CoV-2, à l'origine de la COVID-19.

En ce moment, nous pouvons dire que notre système peut détecter environ 70 % des cas positifs, souligne M. Far.

Comme l’application se base sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique, plus l’équipe recueillera d'enregistrements, plus l’application sera précise et fiable.

Travail en cours

L’innovation n’est toutefois pas encore prête à être rendue publique. Selon M. Far, l'efficacité du concept doit être encore démontrée lors d’un essai clinique avec la participation de Services de santé Alberta (AHS).

Le chercheur est toutefois enthousiaste face aux possibilités qu'offre ce type de technologie. La collecte de données par l'intermédiaire des capteurs d’un téléphone pourrait améliorer le dépistage de nombreuses autres maladies, selon lui.

Nous devons faire ces essais cliniques pour convertir tout cela en produit utile pour le public, précise-t-il.

Ailleurs sur le web :

L’étude de l'Université de Calgary a été publiée dans la revue scientifique Nature (Nouvelle fenêtre) (en anglais seulement)

Avec les informations de Lounan Charpentier

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