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Les infirmières et le gouvernement albertain entrent en médiation

Deux infirmières avec masque et lunettes de protection marchant dans un couloir d'hôpital.

Le gouvernement albertain a annoncé son intention de réduire de 3 % le salaire des infirmières.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Le syndicat des infirmiers et infirmières unis de l’Alberta (UNA) et le gouvernement provincial se sont entendus pour demander une médiation formelle et tenter de ratifier une nouvelle convention collective.

J’ai confiance que le processus de médiation formelle sera productif et que les deux parties travailleront ensemble pour trouver un accord respectant l’expertise des infirmières de l’Alberta et la situation financière de la province, a indiqué le ministre des Finances Travis Toews dans un communiqué.

Réduction vs augmentation de salaire

Les négociations entre les deux parties achoppent sur la question salariale. En juillet, Services de santé de l’Alberta (AHS) et d’autres employeurs de la province ont demandé au syndicat d’accepter une baisse de salaire de 3 %.

Le gouvernement a plusieurs fois souligné que les infirmiers et infirmières albertaines étaient payés 5,6 % de plus que leurs homologues d’autres provinces.

L’UNA demande, pour sa part, une augmentation annuelle de 2 % pour deux ans de contrat.

N’importe quelle organisation en pénurie de personnel ne dit pas à ses employés : "je vais réduire votre salaire et aggraver vos conditions de travail". Cela va juste faire fuir tout le monde, a argumenté le directeur des relations de travail à l'UNA, David Harrigan, en entrevue.

À cause de la quatrième vague de COVID-19, AHS a prévenu ses infirmières que l’organisation pourraitexiger des heures supplémentaires et annuler des congés.

Accord sur le personnel essentiel

La médiation dure normalement 14 jours et est suivie d’une période tampon de deux semaines si aucune entente n’est conclue. Les infirmières et infirmiers pourraient ensuite tenir un vote de grève.

Le syndicat et les employeurs se sont toutefois mis d’accord sur un maintien des services essentiels. Si un mandat de grève est adopté, environ un tiers des syndiqués pourront arrêter le travail.

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