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L’Outaouais est dans la 4e vague de la COVID, dit le CISSS de l’Outaouais

Gros plan sur un masque chirurgical dans la main d'une personne près d'un point d'eau.

La région serait désormais dans la quatrième vague de la pandémie de COVID-19 (Archives).

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

La région est désormais dans la quatrième vague de la pandémie de COVID-19, selon la Dre Brigitte Pinard, directrice par intérim du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais.

Le 12 août, la Dre Theresa Tam, de l'Agence de la santé publique du Canada, affirmait que les plus récentes données nationales indiquaient qu’une 4e vague était arrivée au Canada. Mais jusqu'ici, l'Outaouais demeurait largement épargné.

En point de presse vendredi, la Dre Pinard a fait le point sur la situation dans la région, qu’elle qualifie de critique alors que la couverture vaccinale est insuffisante.

Nous observons, depuis la semaine dernière, une importante hausse des cas quotidiens. Alors que nous comptions en moyenne 10 cas par jour la semaine dernière, nous sommes passés à 23, cette semaine.

Une citation de :La Dre Brigitte Pinard, directrice par intérim, CISSS de l’Outaouais
Une femme accorde une entrevue par vidéoconférence.

La Dre Brigitte Pinard, directrice de la santé publique au CISSS de l’Outaouais

Photo : Radio-Canada

Cette annonce ne surprend pas Patrick Fillion, microbiologiste et professeur au cégep de l'Outaouais.

On s’y attendait avec le retour progressif au boulot, les écoles qui vont rouvrir bientôt, les rapprochements qui ont eu lieu cet été et la circulation du variant Delta ou des autres variants qui ont un niveau de contagiosité plus élevé. On avait vu venir cette quatrième vague-là. Elle commence, on est dedans. Ce qu’on espère, c’est que la vaccination va limiter le nombre de personnes qui seront hospitalisées en raison de l’infection.

Qu’il y ait des cas, c’est une chose. Mais si la grande majorité de ces cas ne se transforment pas en hospitalisation, on va peut-être passer au travers et éviter le pire.

Une citation de :Patrick Fillion, microbiologiste et professeur au cégep de l'Outaouais

Selon la Dre Pinard, la grande majorité des personnes qui contractent le virus ne sont pas vaccinées, ou encore, n’ont pas obtenu leur deuxième dose.

Si on regarde les cas que nous avons eus la semaine dernière, 69 % étaient non vaccinés ou avaient reçu leur première dose de vaccin dans les 14 derniers jours; 13 % des personnes avaient reçu une dose et 11 % en avaient reçu deux depuis sept jours ou plus, précise la Dre Pinard. Donc, l'ensemble des données montrent que la grande majorité des personnes n'étaient pas adéquatement protégées. Près de 90 % des cas de 12 ans et plus n'étaient pas protégés.

Selon elle, la couverture vaccinale actuelle n’est pas suffisante pour maîtriser la situation.

Dans le contexte du retour au travail et de la rentrée scolaire, il faut demeurer vigilant pour limiter la circulation du virus dans la communauté, conclut-elle. Toutefois, contrairement aux trois premières vagues, un outil essentiel pour protéger la population est à notre disposition : c'est la vaccination.

Un homme accorde une entrevue via visioconférence.

Patrick Fillion, microbiologiste et professeur de biologie au Cégep de l'Outaouais (Archives)

Photo : Radio-Canada

Un avis que partage M. Fillion.

C’est sûr que la région de l’Outaouais, on n’est pas les premiers de la classe pour ce qui est de la vaccination. On a une bonne couverture, surtout pour les groupes d’âge des personnes les plus vulnérables, mais chez les 18-40 ans, notre taux de vaccination est un peu plus faible, et c’est un groupe d’âge qui a peut-être une vie sociale un peu plus chargée. [...] Ce qui peut nous aider, c’est qu’étant plus jeunes, ils peuvent passer au travers plus facilement. Mais il ne faut pas oublier que ces personnes peuvent quand même transmettre l’infection aux autres et ce serait souhaitable que ces personnes-là se fassent vacciner pour limiter les dégâts d’une quatrième vague.

S’il est encore trop tôt pour se prononcer sur l’intensité et la durée de la 4e vague de COVID-19, certains s’attendent à ce qu’elle génère moins d’hospitalisations que les précédentes, en raison des progrès de la vaccination.

Selon les données les plus récentes du CISSS de l'Outaouais, 71 % des résidents de la région ont obtenu une première dose du vaccin, alors que 64 % sont complètement vaccinés.

L’arrivée du passeport vaccinal dans quelques jours va peut-être convaincre ceux qui hésitaient [...]. Ça sera peut-être le petit incitatif de plus. Mais il faut que les gens le fassent pour la bonne raison : pour se protéger eux-mêmes et pour protéger les autres, dit M. Fillion.

Selon les données de l’Institut de santé publique du Québec (INSPQ), 75,8 % de la population générale du Québec a reçu, à ce jour, au moins une dose de vaccin contre la COVID-19, alors que plus de 69 % des gens sont considérés comme adéquatement vaccinés.

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