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Les libéraux promettent 1 G$ pour aider les provinces à implanter le passeport vaccinal

M. Trudeau parle aux propriétaires du restaurant, debout, les mains ouvertes. Il porte un couvre-visage. Il est accompagné de deux autres hommes qui le regardent parler. En arrière-plan, le décor du restaurant syrien.

Le chef libéral Justin Trudeau en visite dans un restaurant syrien de Mississauga, le 27 août

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Le Parti libéral de Justin Trudeau propose de créer un fonds de 1 milliard de dollars qui servirait à mettre en place un passeport vaccinal dans les provinces qui choisissent de suivre cette voie.

Le chef libéral était de passage vendredi à Mississauga, en Ontario, où beaucoup de travailleurs essentiels ont souffert de la COVID-19 dans la dernière année.

On sait que ces mesures vont faire une vraie différence pour empêcher la propagation du virus et pour vous protéger. Et elles vont encourager ceux qui hésitent d’enfin faire la bonne chose, a-t-il dit en point de presse.

Ces certifications vont aussi être bonnes pour l’économie parce qu’elles vont permettre aux entreprises de rester ouvertes et aux gens de continuer à travailler.

L’allocation se fera par habitant sous la forme de coûts de soutien liés à la conception et au lancement de certificats de preuve vaccinale, explique le PLC dans un communiqué.

M. Trudeau a vanté les décisions de la Colombie-Britannique et du Québec, qui ont choisi d’imposer le certificat de vaccination pour accéder à des services non essentiels et fréquenter certains lieux publics.

Le chef libéral donne aussi comme argument le récent avis de l’économiste en chef de la Banque TD : Les provinces qui, de façon précoce, mettent en place des mesures permettant aux gens d’aller, avec plus de confiance, au restaurant ou d’assister à des concerts pourraient s’en sortir mieux que les provinces qui ne le font pas.

Les provinces qui n'optent pas pour un passeport vaccinal vont devoir expliquer à leurs gens d’affaires, à leurs citoyens pourquoi elles ne sont pas en train de faire ce qui est nécessaire pour encourager tout le monde de se faire vacciner et pour s’assurer que les gens qui vont au gym, au cinéma, au resto ou dans les endroits qu’ils choisissent ne sont pas en train d'être protégés par leur gouvernement, a soutenu M. Trudeau.

Trudeau interpelle les provinces réfractaires

Un journaliste a voulu savoir si la mesure annoncée aujourd’hui était destinée à forcer la main à certains premiers ministres, notamment Doug Ford, en Ontario, et Jason Kenney, en Alberta, qui s’opposent à l’imposition d’un passeport vaccinal dans leur province.

M. Trudeau se défend de vouloir faire de la vaccination un enjeu politique.

Chaque jour, j’utilise cette tribune pour inviter les Canadiens à se faire vacciner. C’est comme ça que l’on va passer à travers la pandémie. Je ne fais qu’amplifier le message des experts de la santé publique, des médecins et des scientifiques, non seulement ici, mais partout dans le monde, a-t-il répondu.

Dans son point de presse, le chef libéral a néanmoins interpellé directement le premier ministre ontarien.

Déjà, les premiers ministres Horgan et Legault ont agi. J’espère qu’ici, en Ontario, le premier ministre Ford va agir aussi. C’est le temps qu’il écoute les experts de la santé publique et des leaders comme le maire de Mississauga [qui a imposé la vaccination à tous les employés municipaux NDLR].

Vendredi après-midi, des sources ont indiqué à CBC que le gouvernement ontarien s'apprête à adopter une forme de passeport vaccinal provincial.

Lors de son allocution, Justin Trudeau a aussi interpellé les manifestants opposés aux mesures sanitaires et à la vaccination qui crient lors de ses points de presse depuis le début de la campagne.

C’est un choix qu’ils expriment fort et clair. Mais ce n’est pas juste un choix personnel. C’est un choix qu’ils imposent aux autres, a-t-il dit en anglais.

Mon fils a sept ans. Il ne peut pas être vacciné. Des milliers d'enfants à travers le pays dépendent du fait que les adultes se fassent vacciner pour être protégés. Alors, ce n’est pas juste à propos de vous, c’est à propos de tous ceux que vous aimez, des travailleurs de la santé qui sont dépassés parce qu’ils doivent soigner des gens qui n'ont pas eu leur vaccin, a poursuivi M. Trudeau.

Les gens qui viennent protester ici dehors et les politiciens qui les appuient mettent en danger [tout ce qu'on a accompli pour se sortir de la pandémie].

Une citation de :Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada

Les autres chefs réagissent

Questionné à savoir s’il investirait de la sorte s’il était porté au pouvoir, le chef conservateur Erin O’Toole n’a pas répondu directement, mais a assuré qu’il respecterait le choix des provinces.

Je vais toujours respecter les décisions des provinces en ce qui concerne les passeports vaccinaux et les mesures sanitaires en pandémie, a-t-il dit, en marge d’un point de presse à Terre-Neuve.

Les provinces essaient de mettre en équilibre la nécessité de protéger les gens et le besoin de faire rouler l’économie. Si les provinces décident de mettre en place une preuve de vaccination, un passeport vaccinal, nous allons les soutenir et respecter leur choix, a-t-il poursuivi en anglais.

En point de presse à Thunder Bay, le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a plutôt proposé d’uniformiser le certificat de vaccination à la grandeur du pays.

Le gouvernement fédéral devrait mettre en œuvre un document tout de suite. Au lieu d’avoir des systèmes différents dans chaque province, ce serait plus utile d’avoir un document fédéral qu’on peut montrer, qu’on peut utiliser pour prouver qu’on est vacciné, a-t-il dit.

De son côté, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, n’a pas voulu se prononcer sur le bien-fondé d’un passeport vaccinal, se contentant de dire qu’il s’agissait là d’un champ de compétence qui appartient au gouvernement du Québec.

Il a néanmoins dénoncé les promesses électorales qui viennent, selon lui, empiéter sur les champs des provinces.

Si jamais le gouvernement de M. Trudeau décide d’investir, bien, je présume que dans ce cas-là aussi, plutôt que de faire une ingérence dans les compétences de Québec, il versera la part québécoise de la somme à Québec, a-t-il affirmé à Saguenay.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

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