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L'Université Laurentienne à l'abri de ses créanciers jusqu'en février 2022

L'affiche de l'Université Laurentienne.

L'Université Laurentienne aura été en restructuration pendant au moins un an.

Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault

Radio-Canada

L'Université Laurentienne, à Sudbury, bénéficiera de la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) jusqu'au 31 janvier 2022. Les tribunaux ont accepté vendredi matin la demande de l'établissement bilingue.

Ce dernier explique avoir besoin de plus de temps pour établir un plan de remboursement avec ses créanciers, pour faire le bilan de ses bâtiments et terrains, ainsi que pour mener à bien la révision de son modèle de gouvernance.

L'Université Laurentienne s'est placée à l'abri de ses créanciers le 1er février 2021 en raison de graves problèmes financiers. Il s'agit du premier établissement universitaire de cette taille à avoir recours à la LACC.

L'Université s'est également entendue avec la firme Financial Capital Corporation, qui lui a prêté 25 M$ en février, puis 10 M$ en mai, afin de repousser la date d'échéance des prêts. En contrepartie, l'établissement bilingue devra s'acquitter de frais de retard équivalant à 1 % du montant total des emprunts, soit 350 000 $.

L'Université n'a pas l'argent pour rembourser cet emprunt à l'heure actuelle, a expliqué l'avocate de l'établissement, DJ Miller, en cour vendredi matin.

Celle-ci soutient toutefois que, grâce à ses efforts de restructuration, l'Université Laurentienne est maintenant sur le chemin de la viabilité financière.

Les coupes et compressions effectuées dans le cadre des procédures de la LACC lui ont permis de réaliser des économies d'environ 40 M$ par an, ce qui représente une réduction de 25 % de ses dépenses annuelles, selon l'Université Laurentienne.

Ces économies ont toutefois un prix : près de 200 professeurs et employés de l'Université Laurentienne ont été licenciés ce printemps, et 69 programmes, dont plusieurs de langue française, ont été supprimés.

L'établissement a également coupé les liens avec ses trois universités fédérées, qui dépendaient d'elle. Conséquemment, ces petits établissements ont dû mettre à la porte la majorité de leur personnel et éliminer plusieurs de leurs programmes.

L'Université Laurentienne anticipe une baisse de 30 % de ses inscriptions au semestre d'automne. Elle dit ne pas connaître le nombre définitif d'inscriptions pour le moment.

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