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Financement politique : le candidat Martin Francoeur reconnaît avoir commis une erreur

Martin Francoeur au micro qui parle aux côtés de Justin Trudeau et du candidat libéral dans Saint-Maurice Champlain, François-Philippe Champagne.

Le candidat libéral de la circonscription de Trois-Rivières, Martin Francoeur, accompagné du chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, lors de son passage en sol trifluvien le 26 août 2021.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une suggestion faite par l’ancien éditorialiste du Nouvelliste et candidat du Parti libéral du Canada, Martin Francoeur, à certains de ses ex-collègues soulève des questionnements. Le candidat dans la circonscription de Trois-Rivières admet avoir commis une erreur.

Deux membres de la salle de rédaction du quotidien ont été approchés par leur ancien collègue Martin Francoeur et un troisième par un membre de son équipe afin de les inciter à contribuer financièrement à sa course à l’investiture.

Ce qui soulève des questions, c’est que le candidat libéral aurait suggéré à ces gens de faire un don au nom de leur conjoint ou conjointe s’ils ne se sentaient pas à l’aise de le faire eux-mêmes, étant donné leur profession.

Si jamais tu as une petite gêne, tu mets ça au nom de ton chum et ça fait pareil, aurait écrit Martin Francoeur à l’une de ces personnes avant le déclenchement de la campagne électorale, rapporte le Nouvelliste, qui a mis au jour cette situation dans ses pages, vendredi.

En entrevue à l’émission Toujours le matin, Martin Francoeur a déclaré qu’il connaît bien les conjoints des gens à qui il a offert cette option. Il affirme avoir agi de bonne foi.

Est-ce que, avec le recul, j’aurais dû approcher directement ces conjoints-là? Peut-être, mais la conclusion à laquelle j’en viens aujourd’hui, c’est que j’aurais simplement dû ne pas approcher du tout ces deux personnes-là, comme je n’ai pas approché la vaste majorité de mes autres contacts amicaux, surtout s’il y a des relations professionnelles, a-t-il déclaré.

Cette offre s’apparente à une stratégie de prête-nom, une pratique interdite par la loi. Martin Francoeur souligne par ailleurs que les donateurs à une course à l’investiture ne sont pas admissibles à des déductions d’impôt.

Je ne le vois pas comme un appel au prête-nom. Je le voyais comme une possibilité, pour des amis, de contribuer à ma campagne à l’investiture.

Une citation de :Martin Francoeur, candidat du Parti libéral du Canada dans Trois-Rivières

Il affirme que dès qu’il a compris le malaise associé à cette suggestion, il a dit à son équipe de ne plus contacter des membres de son entourage professionnel. Sur nos ondes, il a reconnu qu’il se serait aussi senti mal à l’aise si les rôles avaient été inversés.

J’ai fait l’erreur de penser que l’amitié, dans certains cas, pouvait prévaloir sur la relation purement professionnelle, affirme le candidat libéral.

Dans le cadre d’une course à l’investiture, les candidats dans la circonscription peuvent dépenser un maximum de 23 474,92 $, selon Élections Canada.

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