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Des investisseurs victimes de fraude en Nouvelle-Écosse

Deux tours de bureaux.

Les bureaux de la Commission des valeurs mobilières de la Nouvelle-Écosse se trouvent dans ce complexe à Halifax.

Photo : CBC/Robert Short

Radio-Canada

Cinq investisseurs victimes de fraude commises par un Néo-Écossais ont perdu des sommes variant de 25 000 $ à 550 000 $, selon la Commission des valeurs mobilières de la Nouvelle-Écosse.

Les trois membres d’un comité de la Commission ont conclu, à la suite d’une enquête et de témoignages de victimes, que Wesley William Robinson a commis ces fraudes.

L’un des investisseurs a tout d'abord porté plainte à la police contre lui. La police a transmis le dossier à la Commission des valeurs mobilières.

Les plaignants ne sont identifiés que par leurs initiales dans la décision de la Commission (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Un enquêteur de la Commission a recueilli les témoignages des plaignants. L'enquêteur a aussi interrogé Wesley William Robinson en mai 2020.

Selon les preuves rassemblées par l’enquêteur, une femme identifiée comme étant K. H. lui avait confié 25 000 $. Wesley William Robinson a déclaré à l’enquêteur qu’il avait emprunté 25 000 $ de K. H. en tant que faveur et qu’il lui rendrait 50 000 $ en tant que cadeau. L’enquêteur, preuves à l’appui, a démontré que Robinson a dépensé une partie de cet argent pour effectuer des achats personnels.

Les autres plaignants ont respectivement confié à Wesley William Robinson 60 000 $, 100 000 $, 150 000 $ et 550 000 $. L’argent devait servir à obtenir des prêts de millions de dollars, mais ces prêts ne se sont jamais matérialisés.

Aucun des plaignants n’a pu récupérer son argent.

Deux personnes qui soutiennent avoir perdu de l’argent à cause de Wesley William Robinson ont témoigné durant l’audience de la Commission. Selon le comité, ces témoins étaient francs et crédibles, et leurs témoignages étaient appuyés par les preuves rassemblées.

Wesley William Robinson n’a pas participé à l’audience de la Commission à son sujet.

Lorsque l’enquêteur a interrogé Wesley William Robinson, ce dernier a soutenu que les plaintes ne provenaient pas d’investisseurs de la Nouvelle-Écosse et que par conséquent elles ne relevaient pas de la Commission.

Le comité de la Commission a rejeté cet argument pour plusieurs raisons, dont les suivantes : l’entreprise de Wesley William Robinson est enregistrée en Nouvelle-Écosse, son adresse est en Nouvelle-Écosse et l’un des investisseurs en question habite dans la province.

Sanction à venir cet automne

Le comité de la Commission a déterminé que Wesley William Robinson a fraudé cinq personnes en contrevenant chaque fois à la loi sur les valeurs mobilières.

Dans le cas de K. H., le comité a déterminé que Wesley William Robinson a profité d’une investisseuse inexpérimentée et dont les connaissances en la matière étaient limitées. Selon le comité, il lui a promis un rendement irréalisable reposant sur un stratagème d’investissement vaguement expliqué.

Le comité a aussi jugé que deux victimes ont subi de sérieuses difficultés financières et que les autres ont perdu des sommes considérables.

Le comité déterminera cet automne la sanction à imposer à Wesley William Robinson. Il peut se voir interdire de travailler dans le domaine des valeurs mobilières. Il est aussi passible d’une amende maximale de 1 million de dollars pour chaque infraction à la loi.

Avec les renseignements de Shaina Luck, de CBC

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