•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Soins de santé : une année « difficile » en vue au Nouveau-Brunswick

Entre 2018 et 2015, le nombre d’infirmières a chuté au Nouveau-Brunswick : il est passé de 2365 à 2175

Seulement à Campbellton, il y a un manque à gagner de plus de 90 infirmières.

Photo : Shutterstock / John Panella

Les soins intensifs à l’Hôpital régional de Campbellton sont fermés jusqu’au 9 septembre. L’urgence au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont à Moncton est débordée. Ces situations risquent de se reproduire en raison d’une « crise » en ressources humaines qui se fait sentir partout au pays, selon la dirigeante du Réseau de santé Vitalité, la Dre France Desrosiers.

La pandémie a exercé une pression supplémentaire sur le réseau de santé qui manquait déjà de main-d'œuvre depuis des années. À Campbellton seulement, il y a plus de 90 postes d’infirmières vacants. Le personnel est fatigué et la prochaine année s'annonce encore difficile, selon la Dre Desrosiers.

Ce sera difficile pour la prochaine année. Le système de santé est fatigué à cause de la pandémie. Les gens n’ont pas pu prendre autant de vacances qu’ils en prennent d’habitude. L’être humain a besoin de se reposer et on s’attend à ce que plus de gens aient besoin de plus de vacances dans la prochaine année. Ça risque de continuer à être fragile dans la prochaine année, a affirmé la présidente-directrice générale de Vitalité en entrevue à La matinale vendredi matin.

France Desrosiers.

La présidente-directrice générale du Réseau de santé Vitalité, la Dre France Desrosiers

Photo : Radio-Canada

La situation n’est pas unique au Nouveau-Brunswick, d'après la Dre Desrosiers qui observe la même tendance à l'échelle nationale, et ce, surtout en milieu rural.

« Oui, ça risque de se reproduire, et on tente de mettre des plans de contingence et des plans proactifs pour limiter l’impact de cette fatigue et de ce défi en ressources humaines, qui est international. »

— Une citation de  La Dre France Desrosiers, PDG de Vitalité

Le Restigouche plus touché

La crise en ressources humaines dans le secteur de la santé s’est installée partout dans la province. Au moins 854 postes d’infirmières sont vacants au Nouveau-Brunswick. À Campbellton, cependant, cette crise a commencé un peu plus tôt et la région est la plus touchée par cette tendance.

Je dirais que la région de Campbellton est la plus touchée, probablement parce que c’est une région éloignée et plus petite du nord de la province. Alors, ça se constate partout à travers le Canada, quand on est plus éloigné, c’est plus difficile de recruter et de retenir, a expliqué France Desrosiers.

Des stratégies de recrutement sont mises en place. Des incitatifs existent pour ceux et celles qui veulent travailler en région. Ces stratégies donnent des résultats, selon Vitalité, mais les gens ne restent pas.

Les statistiques d’embauches dans la région de Campbellton se sont améliorées depuis les trois dernières années. Malheureusement, il y a plus de départs que d’arrivées, avance la PDG.

La pandémie a de plus ralenti les efforts de recrutement, d'après Vitalité.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !