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Les réductions répétées de services de santé inquiètent en Basse-Côte-Nord

Le village de Saint-Augustin et Pakua Shipi en Basse-Côte-Nord.

Saint-Augustin, un village éloigné en Basse-Côte-Nord. L'accès aux services de santé y est difficile. (Archives)

Photo : Sarah Iris Foster

Radio-Canada

Des élus et des comités de citoyens de la Basse-Côte-Nord réitèrent leur inquiétude quant aux réductions de services vécues dernièrement dans les centres de santé de la région en raison du manque de personnel. Et la situation ne semble pas près de se stabiliser.

Depuis le début de la saison estivale, les heures d’ouverture des dispensaires, CLSC et hôpitaux ont été réduites à plus d’une dizaine d'occasions sur la Côte-Nord.

Certains services ont carrément été fermés temporairement.

Les résidents dénoncent notamment la pression mise sur les épaules des rares infirmières en place et le fait que certaines cliniques ne soient ouvertes que pour des soins d’urgence.

Un panneau de route indiquant un CLSC qui se situe vers la droite.

Les infirmières qui travaillent en CLSC sont à bout de souffle.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

La présidente de la Table de concertation des aînés de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent, Ghislaine Nadeau-Monger, s’inquiète des impacts de ces consignes temporaires sur la santé des résidents de la Basse-Côte-Nord.

Selon elle, il y a plusieurs villages où il n’y a qu’une infirmière ou un infirmier pour toute une population. Cette personne est en service 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

En juin, on nous disait qu’il y aurait des solutions dans les prochaines semaines, mais la situation semble plutôt s’aggraver, constate Mme Nedeau-Monger.

Elle ajoute qu’au début du mois d’août, le Centre de santé et de services sociaux (CISSS) a demandé aux résidents de consulter seulement lorsque la situation est très urgente.

C’est très limité les raisons pour lesquelles on pouvait consulter, donc ça a créé un sentiment d’insécurité, c’est sûr, commente-t-elle.

Une maison blanche dans un village.

Le CISSS de la Côte-Nord a récemment annoncé la construction d'un nouveau dispensaire à Natashquan.

Photo : Gracieuseté : Pascal Paradis / CISSS Côte-Nord

Moi je dis que, malheureusement, ce qui va arriver, c’est que des gens qui, au début ont des situations moins sérieuses, vont voir leur situation s’empirer avant de se présenter à leurs cliniques locales pour consulter, ajoute-t-elle.

Une rencontre avec le CISSS est prévue le 13 octobre. C’est trop loin, estime Mme Nadeau-Monger. Les infirmières ne dureront pas longtemps comme ça. On ne peut pas tout mettre sur le dos de la pandémie.

Il n'y a aucune autre option que le CLSC dans plusieurs villages. On ne peut pas se présenter à l’hôpital, mentionne-t-elle. On n’a pas de lien routier. Si je veux le faire, il faut que je prenne l'avion.

Le CISSS à la recherche de solutions

La présidente-directrice générale du CISSS de la Côte-Nord, Manon Asselin, indique qu’elle rencontrera les maires et préfets de la Basse-Côte-Nord au cours du mois pour tenter de trouver des solutions à ce problème qui touche l’ensemble de la région.

Le dispensaire de Kegaska.

Point de services du CISSS Côte-Nord à Kegaska (archives)

Photo : Radio-Canada / Louis Garneau

Selon elle, les prochaines semaines risquent d’être encore marquées par des bris et réductions de services dans les établissements de santé de la région.

Certains effectifs n’avaient pas pris de congés depuis plusieurs mois, dans certains cas même un an et demi, explique-t-elle. [...] On a encore quelques semaines difficiles devant nous.

Manon Asselin assure que toutes les options possibles seront envisagées en concertation avec les maires pour développer des solutions propres à la Basse-Côte-Nord.

Avec les informations de Marie Kirouac-Poirier

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