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Le Canada s’engage à sortir les Canadiens et les Afghans vulnérables, dit Garneau

Marc Garneau.

Le ministre des Affaires étrangères, Marc Garneau

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Le ministre des Affaires étrangères, Marc Garneau, a affirmé jeudi que le Canada s’engageait à rapatrier tous les Canadiens et les Afghans vulnérables d’Afghanistan.

Le plus grand chiffre, les 20 000 Afghans vulnérables qu’on veut ramener au pays, ça, c’est un travail de plus longue haleine qui va se faire dans le courant de la prochaine année, a-t-il assuré au cours d'une entrevue accordée à Patrice Roy et diffusée sur ICI RDI.

Je veux réitérer que le Canada s’engage fermement à sortir tous ceux qui sont Canadiens, résidents permanents et les Afghans vulnérables tel qu’on l’a promis. On met en place toutes les mesures nécessaires pour accomplir cette tâche-là.

Une citation de :Le ministre des Affaires étrangères, Marc Garneau

Le Canada a évacué 3700 personnes au cours des dernières semaines, mais il en reste encore sur place.

Le ministre Garneau a admis qu’il était difficile de déterminer le nombre exact de personnes qui doivent être rapatriées.

Selon ce qu'il a indiqué, les Canadiens qui se rendent en Afghanistan doivent s’enregistrer, mais il n’est pas obligatoire de le faire, ce qui complique le recensement.

Il y a aussi des Canadiens ou des résidents permanents qui seraient dans un pays limitrophe et d’autres Canadiens qui auraient pu embarquer sur les vols des alliés, selon M. Garneau.

Concernant l’opération de rapatriement, M. Garneau a indiqué qu’il y avait à Kaboul environ 70 militaires, et ces membres des forces spéciales sont sortis de l’enceinte de l’aéroport pour aller retrouver des candidats canadiens éligibles pour des vols canadiens.

Il y avait également quelques employés de mon ministère et du ministère de l’Immigration pour s’occuper de ces gens-là à l’aéroport, pour les mettre dans les avions , a-t-il ajouté.

Contacts indirects avec les talibans

À une question sur le manque de rapidité et de coordination du rapatriement, le ministre des Affaires étrangères a expliqué que cette situation est due à l’effet de surprise.

Nous avons tous été surpris par la rapidité avec laquelle les talibans se sont emparés du pays et la très faible résistance de l’armée afghane nationale. Tout le monde a été pris au dépourvu.

Une citation de :Marc Garneau, ministre des Affaires étrangères

Il a également souligné que le départ du personnel canadien d’Afghanistan était basé sur le jugement de l’ambassadeur […], c’est lui qui est responsable de la vie des employés et des militaires. Il avait jugé que c’était important de quitter [Kaboul] pour des raisons de sécurité.

Par ailleurs, M. Garneau assure que les ambassades et les consulats canadiens dans des pays tiers, comme le Pakistan ou l’Ouzbékistan, seront prêts à accueillir les personnes qui pourraient éventuellement quitter l’Afghanistan par voie terrestre.

Il souligne cependant que quitter le pays à partir de l’aéroport de Kaboul reste toujours une option, car probablement, l’aéroport va ouvrir dans les jours à venir comme un aéroport normal.

C’est quelque chose sur laquelle travaillent plusieurs pays, avec les talibans, pour leur recommander d’ouvrir l’aéroport. Et ça sera aussi une voie de sortie par vols commerciaux éventuellement , a-t-il affirmé.

À propos des contacts avec les talibans, le ministre Garneau confirme qu’il y a eu des contacts indirects.

Nous avons eu des communications avec les talibans par des intermédiaires au Qatar et parce que c’est parfois nécessaire de passer certains messages. Ça n’a rien à voir avec la reconnaissance des talibans. C’est important d’avoir des canaux de communication , a souligné le ministre des Affaires étrangères.

M. Garneau affirme par ailleurs que le Canada, le G7 et d’autres groupes multilatéraux ont des choses à dire aux talibans.

Si nous voulons continuer d’aider ce pays – on a annoncé aujourd’hui 50 millions en aide humanitaire –, il va falloir aussi que les talibans puissent satisfaire certaines conditions […] certaines de ces conditions sont de ne pas encourager ou de permettre l’incubation de groupes terroristes tels qu’on en a vu aujourd’hui. Ça, c’est un problème extrêmement sérieux , a-t-il indiqué.

Deuxièmement, le plus important, c’est un plus grand respect pour les droits humains, particulièrement pour les femmes et les filles. Ce sont des conditions sine qua non que nous allons mettre devant les talibans, a-t-il précisé.

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