•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À la conquête d'un des rares inselbergs du Canada

Deux personnes devant une montagne.

Suzanne Roy et notre fureteur nord-ontarien prennent la pose après leur ascension du mont Chaudron.

Photo : Suzanne Roy

Dans le cadre de l’émission Tout inclus, Suzanne Roy, qui a balisé les sentiers du mont Chaudron, nous fait découvrir cet inselberg situé à la frontière du Québec et de l’Ontario.

Cette montagne de 527 mètres semble sortie de nulle part. Le nom de Chaudron lui a été donné parce qu'elle ressemble à un chaudron inversé.

Sur son site web, Tourisme Rouyn-Noranda explique l'origine de sa forme :

Sa forme est apparue grâce à l’action des glaciers qui, dans leur mouvement, contournaient le mont. Il a davantage résisté à l’érosion glaciaire que d’autres collines.

Il est composé principalement de roches sédimentaires datant de plus d’un milliard d’années. Les nombreuses roches que l’on trouve à sa base, un talus d’éboulis, sont un bel exemple d’érosion contemporaine due à l’action du gel et du dégel.

Ses éboulis ont causé bien des drames dans l’histoire du mont Chaudron. En 2019, un adolescent de 17 ans est mort lors d’une randonnée.

La photo d'un jeune homme sur un arbre.

Un des nombreux hommages à Brennan Goulding sur le sentier qui mène au sommet.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Brennan Goulding, de Kirkland Lake, avait perdu pied accidentellement, chutant ainsi du haut de la montagne. Un événement qui a amené Suzanne Roy et son équipe à aller baliser les pistes bénévolement.

On s’est dit que, s’il était arrivé quelque chose, ça voulait dire que ce n’était pas safe. On est allé voir, on a apporté des rubans, de la peinture. On a essayé d’améliorer la sécurité des randonneurs, raconte celle qui voit à la sécurité des sentiers pédestres depuis plus de 20 ans autour de Rouyn-Noranda.

L'ascension présente de nombreux risques et aucune instance gouvernementale, ni en Ontario ni au Québec, ne s’en occupe.

Une femme donne des conseils à un groupe de randonneurs.

En montant, Suzanne constate que le sentier est beaucoup plus fréquenté qu'elle le croyait. Elle donne des conseils sur la descente à un groupe de randonneurs.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Tout le monde veut que ce soit fait, mais personne ne veut investir pour faire ce qu’il faudrait, dit-elle.

C'est un trajet recommandé seulement aux randonneurs les plus expérimentés. Un panorama s'étale devant les marcheurs lorsqu'ils atteignent le sommet, après une courte ascension de 30 minutes.

En une heure, on est monté et on est redescendu. Il y a quelque chose de mystique avec le mont Chaudron. Il est bizarre, on veut le chevaucher, précise celle qui est à la tête des amis du mont Kékeko.

La descente s'avère plus périlleuse que la montée, car les éboulis ont l'effet d'un tapis roulant.

Vous pourrez voir le reportage complet à l’émission Tout inclus, à 16 h, sur Ici Télé.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !