•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un éditorial du candidat libéral Martin Francoeur critiquant Justin Trudeau refait surface

Justin Trudeau tenant un micro dans un restaurant

Justin Trudeau était de passage à Trois-Rivières mercredi pour soutenir le candidat libéral Martin Francoeur.

Photo : Radio-Canada / Raphaëlle Drouin

Pascale Langlois

Alors que le premier ministre du Canada était de passage à Trois-Rivières jeudi pour soutenir le candidat de Trois-Rivières Martin Francoeur, les conservateurs en ont profité pour mettre dans l’embarras l’ancien éditorialiste. Dans un texte paru dans le Nouvelliste le 15 juillet 2020, Martin Francoeur revenait sur l’affaire UNIS en titrant L’éthique élastique de Justin Trudeau.

L'éditorial a été écrit au moment où les liens entre la famille Trudeau et l’organisme à but non lucratif, qui s’est vu octroyer un contrat de 19,5 M$ sans appel d’offre, faisaient surface. Martin Francoeur s'interrogeait alors sur l’éthique et soulignait la candeur et le manque de jugement du chef libéral.

Le candidat conservateur à Trois-Rivières, Yves Lévesque, met en doute maintenant les positions de l’ancien journaliste. Il n’a pas écrit sur un candidat, il a écrit sur le premier ministre du Canada, qui est encore là pour cette campagne, et [il a] vraiment mis en cause le manque de jugement et l’éthique de monsieur Trudeau, souligne-t-il.

Pour lui, un candidat doit être en phase avec les valeurs de son chef. L’éthique est une valeur. [...] Moi, personnellement, si j’avais [remis en cause] publiquement l’éthique et le jugement de monsieur Erin O’Toole, c’est sûr et certain que je n’aurais pas été sur le bulletin de vote avec ce parti-là, explique Yves Lévesque au micro de l’émission En direct.

Martin Francoeur, questionné à ce sujet par les journalistes, a rappelé que le commissaire à l’éthique a blanchi le premier ministre dans cette affaire. Il y a eu une évolution dans le temps, précise-t-il.

Un éditorial, c’est un portrait précis à un moment dans l’actualité. À ce moment-là, j’entendais beaucoup de Canadiens qui remettaient en question cette situation-là, qui avaient des doutes par rapport à ça, ajoute Martin Francoeur.

Au moment où il avait annoncé sa candidature à l’investiture, l’ancien éditorialiste avait affirmé qu’il ne renierait aucune des critiques faites au fil des ans à l’endroit de son parti. Il avait alors soutenu que ses chroniques témoignent qu’il a fait son travail d’éditorialiste, au cours des dernières années, avec la plus grande neutralité et surtout la plus grande indépendance possible.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !