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Le 31 août 2011, on annonce la fermeture d’un lieu inusité : le restaurant le Madrid

Photo du restaurant le Madrid et de quelques-uns de ses dinosaures.

Le restaurant le Madrid, véritable institution sur l'autoroute transcanadienne, a fermé ses portes le 31 août 2011.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a 10 ans, on apprenait la fermeture du restaurant le Madrid situé à Saint-Léonard-d’Aston entre Montréal et Québec, près de l’autoroute transcanadienne. L’endroit, qui combinait des aspects ludiques et pratiques, avait acquis un statut d’institution pour beaucoup de voyageurs et de ses clients.

Un lieu mythique

Le Madrid, qui accueille à mi-chemin les voyageurs depuis la fin des années 1950, sera démoli pour faire place à une halte routière plus vaste et plus moderne.

Une citation de :Claudine Bourbonnais, 2011

L’établissement, situé près de la sortie 202 de l’autoroute 20 à proximité de Drummondville, avait été construit en 1956 et s’appelait initialement le Moulin rouge.

En 1960, la sortie d’autoroute 202 a été construite pour qu'on puisse se rendre directement au restaurant.

En 1967, suite à sa destruction par un incendie, les propriétaires érigent un bâtiment dans le style espagnol et le nomment le Madrid.

Téléjournal, 9 juillet 2011

Le 9 juillet 2011, l’animatrice du Téléjournal Claudine Bourbonnais confirme que le Madrid a été vendu et qu’il sera fermé le 31 août.

Un client, interviewé par la journaliste Marie-Maude Pontbriand, témoigne de son affection pour l’endroit.

Avec ses voitures surdimensionnées et ses dinosaures installés sur le terrain du restaurant, de même que sa marionnette diseuse de bonne aventure à l’intérieur, le lieu combinait de bons souvenirs d’enfance et le délire des années 1970.

Un autre client souligne la qualité de l’accueil qu’on ne retrouve pas nécessairement dans un autre restaurant situé près de l’autoroute 20.

Le Madrid sera démoli en septembre 2011 pour faire place à une halte routière plus vaste et plus moderne dont le coût de construction était évalué à huit millions de dollars, conclut Marie-Maude Pontbriand.

Hommage à la poutine

Le kitsch était à l’honneur au Madrid, ce restaurant situé sur l’autoroute 20 […] Une centaine de nostalgiques s’étaient donné rendez-vous pour souligner sa fermeture.

Une citation de :Pascale Nadeau

Téléjournal, 21 août 2011

Le 21 août 2011, l’animatrice du Téléjournal, Pascale Nadeau, présente un reportage de la journaliste Michelle Raza sur une fête qui a eu lieu au Madrid ce jour-là.

Au début, comme le commente Julie Arel, propriétaire du Madrid, cette réception devait être privée.

Mais son annonce sur une page Facebook a soulevé l’intérêt d’une bonne centaine de nostalgiques.

Finalement, les propriétaires ont décidé d’ouvrir l’événement au public.

Celui-ci est venu au rendez-vous.

Le reportage montre l’humour qui habite cette fête.

Si les convives sont habillés en robes de bal et en paillettes, le plat en vedette est… l’humble poutine.

Les personnes interviewées confirment avoir voulu participer au repas parce qu’elles gardent de très bons souvenirs liés au Madrid.

L’aspect kitsch de la fête est renforcé par la présence du chanteur Normand L’Amour, une célébrité locale, quoique connu à travers le Québec.

Une vente qui soulève une question

Téléjournal, 3 septembre 2011

Le 3 septembre 2011, quelques jours après la fermeture du Madrid, une vente aux enchères est organisée avec le matériel du célèbre restaurant.

Les profits de l'activité vont servir à financer une association s’occupant de femmes battues dans la région de Drummondville.

La journaliste Émilie Dubreuil assiste à cette vente et nous présente un reportage sur cette dernière au Téléjournal animée par Pascale Nadeau.

Le reportage montre l’engouement que cette vente provoque dans la population.

Beaucoup de gens viennent pour acheter l'un des 600 objets en vente à cette occasion.

Les dinosaures sont particulièrement convoités par de potentiels acheteurs.

Plusieurs personnes mentionnent que le restaurant fait partie du patrimoine local et regrettent sa démolition.

Ce qui soulève une question : ce qui est considéré comme des objets ou des bâtiments kitsch devrait-il être protégé pour les prochaines générations?

L’humoriste Richard Z. Sirois appuie cette proposition.

D’après lui, la préservation de ce qu’on appelle des objets kitsch contribuerait à la diversité dans le monde.

Les éliminer favoriserait une uniformisation de la planète que l’artiste juge peu attrayante.

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