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Jouer au hockey avec des palmes et un tuba

Trois joueurs jouent le hockey sous l'eau!

La Fureteuse fransaskoise essaye le hockey sous-marin pour la première fois.

Photo : Radio-Canada / Stefan Nenson

Le hockey est probablement l’un des sports les mieux connus au Canada. Or, certains passionnés du jeu préfèrent l'eau à la glace : ils plongent alors au fond d’une piscine pour jouer au hockey sous-marin.

Dans le cadre de son Défi 40, la Fureteuse fransaskoise Nicole Lavergne-Smith a eu l’occasion d'assister à l’une de leurs pratiques et d'essayer le sport pour la première fois.

Passionné depuis 40 ans

Toutes les semaines, un groupe se réunit à Saskatoon pour pratiquer ce jeu bien spécial.

L'entraîneur de l’équipe, Jacques Toupin, joue au hockey sous-marin depuis 1980.

Bien que le sport ait des ressemblances avec le hockey sur glace, il n'en demeure pas moins qu'il garde ses propres particularités.

Photo de Jacques devant une piscine. Il sourit.

Le hockey sous-marin a même permis à Jacques Toupin de rencontrer celle qui deviendra son épouse.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Nous sommes six joueurs par équipe, mais il n’y a pas de gardien de but, alors on joue d’habitude trois joueurs en avant et trois en arrière, explique l'entraîneur. Le match commence avec la rondelle au centre de la piscine et les deux équipes à chaque bout du bassin.

Une fois que l’arbitre commence le jeu, les deux équipes s'élancent de chaque bout. Le premier joueur arrivé prend alors le contrôle du jeu.

Jacques Toupin se réjouit de voir ce sport hors du commun attirer des personnes de toutes les tranches d'âge. Il ajoute que le hockey sous-marin est une excellente activité pour garder la forme. Ce n’est pas un exercice d’endurance, observe-t-il. On travaille fort pour un petit bout de temps et après on se repose.

Plusieurs personnes autour d'une rondelle au bas de la piscine.

La rondelle de hockey sous-marin est suffisamment lourde pour demeurer au fond de la piscine.

Photo : Radio-Canada / Stefan Nenson

Selon l'entraîneur, c’est à Alan Blake, un Britannique, que l’on doit l’invention de ce sport dans les années 1950.

Pour lui, l'idée c’était de trouver un sport pour garder son équipe de plongeurs en forme pendant l’hiver alors il a commencé ce sport qui s’appelait, dans le temps, le "octopush", indique-t-il.

Or, pour Jacques Toupin, sa passion du hockey sous-marin lui a apporté bien plus que de l'exercice physique. Il raconte en souriant que c'est au fond de la piscine Harry Bailey, à Saskatoon, qu’il a rencontré son épouse en jouant à ce sport.


Au tour de la Fureteuse de plonger

Avant de commencer à jouer, Jacques Toupin a pris le temps de me montrer les rudiments du hockey sous-marin.

Tout d'abord, pour s’échauffer, on fait des longueurs d’un bout à l’autre de la piscine. Ensuite, Jacques me montre comment frapper avec le petit bâton de hockey. La rondelle, assez lourde pour rester au fond de la piscine, glisse sur le sol.

Des palmes et un masque sont au bord de la piscine.

L'entraîneur Jacques Toupin explique à Nicole Lavergne-Smith comment jouer au hockey sous-marin.

Photo : Radio-Canada / Stefan Nenson

L’une des choses les plus difficiles à faire, c’est d’apprendre à bien respirer avec le tuba. Une fois à la surface, vous devez souffler l'eau à l’extérieur du tuyau avant de respirer à nouveau.

Je me suis retrouvée à avaler plusieurs gorgées d'eau, souvent accompagnées d'une mini attaque de panique.

Mais je ne suis pas seule : ça a pris environ trois mois à la présidente du club, Joanne Buan, pour qu'elle s'habitue au tuba.

Or, une fois qu’on a commencé à jouer, je me suis sentie devenir comme un phoque dans l'eau en plein cœur de Saskatoon.

Le nom de cette équipe, les Saskatoon Seals, est bien choisi!

L’action ne manque pas et, pour une débutante, il est difficile de suivre tout ce qui se passe.

L’équipe aimerait voir le hockey sous-marin gagner en popularité. Les Saskatoon Seals sont d’ailleurs toujours à la recherche de nouveaux joueurs.

De mon côté, après avoir vécu cette expérience, je peux vous affirmer que c’est un sport unique qui vaut la peine d’être découvert!

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