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YouTube défend sa politique de modération de la désinformation

La plateforme vidéo de Google a défendu ses techniques de modération des contenus.

Différents logos de la plateforme YouTube sur un écran.

La plateforme vidéo de Google a défendu ses techniques de modération des contenus.

Photo : afp via getty images / NICOLAS ASFOURI

Agence France-Presse

YouTube a indiqué mercredi avoir retiré plus de 1 million de vidéos contenant de la « désinformation dangereuse » sur la COVID-19 depuis le début de la pandémie, au moment où les réseaux sociaux sont accusés de contribuer à la propagation d'idées trompeuses sur la pandémie et les vaccins.

La plateforme vidéo de Google a défendu ses techniques de modération des contenus, en insistant sur la priorité donnée aux sources légitimes et fiables, comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Nous retirons près de 10 millions de vidéos par trimestre, dont la majorité n'atteint même pas les 10 vues, a souligné Neal Mohan, directeur produit du site, dans un communiqué publié mercredi.

Si l’on regarde seulement ce que nous enlevons, on passe à côté de la montagne de contenus que les gens voient vraiment, insiste-t-il. En tout, entre 0,16 % et 0,18 % des visionnements concernent des contenus qui enfreignent nos règles.

Selon lui, maintenant, quand les gens cherchent des nouvelles ou des informations, ils obtiennent des résultats optimisés en matière de qualité, et non de sensationnalisme.

YouTube a ainsi donné des détails sur sa stratégie, similaire à celles mises en avant par Facebook et Twitter.

La santé de la population en jeu

La question de la désinformation autour de la COVID-19 et des vaccins a pris de telles proportions qu'en juillet, le président américain, Joe Biden, a même estimé que Facebook et d'autres plateformes tuaient des gens en laissant circuler de fausses informations sur la vaccination.

Il est ensuite revenu sur ses propos pour préciser que les fausses informations diffusées par les utilisateurs et utilisatrices pouvaient faire du mal aux personnes qui les écoutent et tuer des gens.

Neal Mohan a évoqué une autre accusation récurrente contre les plateformes et leur modèle économique, fondé sur la publicité, et donc sur l'attention des personnes qui les utilisent.

L'homme est assis dans un fauteuil blanc avec un micro et un écouteur aux oreilles.

Neal Mohan. directeur produit de YouTube en 2019

Photo : getty images for techcrunch / Steve Jennings

On me demande parfois si nous laissons des contenus provocants parce que nous en bénéficions financièrement. Non seulement ce type de contenus ne réalise pas de bonnes performances sur YouTube, surtout par comparaison avec la musique ou l'humour, mais ils érodent la confiance du public et des gens qui achètent de la publicité, a-t-il affirmé.

Le directeur a néanmoins admis que dépister les contenus trompeurs n'était pas toujours évident. Pour la COVID-19, nous nous basons sur le consensus des personnes expertes des organisations de la santé [...], mais dans la plupart des autres cas, la désinformation est plus difficile à évaluer.

Les patrons de Facebook, Twitter et Google ont été convoqués à plusieurs reprises pour répondre aux questions des membres du Congrès des États-Unis, notamment au sujet de la modération des contenus.

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