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Soins à domicile aux aînés : « le statu quo n'est plus possible »

Une dame âgée sur un fauteuil roulant avec une personne debout.

La pression du vieillissement de la population est telle qu'il faudra se résoudre à consacrer plus de ressources au mieux-être des aînés, à leur santé et à leur autonomie, indique une étude de l'Institut du Québec.

Photo : Getty Images / iStock

La Presse canadienne

Le Québec se heurtera à un mur s'il ne prend pas le virage des soins à domicile aux aînés. Il va falloir accepter de payer plus pour se doter de services plus étendus.

En matière de soins à domicile, le statu quo n'est plus possible, affirme Alain Dubuc, dans une étude qui est publiée jeudi par l'Institut du Québec.

Il faut se préparer à l'inévitable et accepter de payer plus, affirme-t-il d'emblée.

Les aînés souhaitent rester à domicile le plus longtemps possible. Et la pression du vieillissement de la population est telle qu'il faudra se résoudre à consacrer plus de ressources au mieux-être des aînés, à leur santé et à leur autonomie.

Sauf que l'organisation du réseau de la santé n'est pas prévue de cette façon. Il faudra donc réaménager les priorités budgétaires, puisqu'on a surtout privilégié l'hébergement de longue durée jusqu'ici, plaide-t-il.

Dans son étude, il souligne que les deux tiers des fonds consacrés à l'autonomie des aînés sont attribués aux centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et aux ressources intermédiaires et ressources de type familial (RI-RTF).

Il avance que l'essor des résidences privées pour aînés (RPA) a été favorisé par le crédit d'impôt pour maintien à domicile, puisque ces RPA sont considérées comme un domicile pour les aînés.

Cela exige également un examen sans complaisance du recours aux résidences privées pour aînés, dont la prévalence est largement due au soutien fiscal indirect dont elles bénéficient, écrit l'auteur.

Il note dans son étude que le Québec affiche un important retard en matière de soins à domicile, comparativement à des pays européens. En plus d'être insuffisante, l'offre de soins à domicile varie d'un centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) à l'autre, fait-il valoir.

Il faudra des milliards pour rattraper les retards et combler les besoins, conclut-il.

Caisse d'assurance autonomie

M. Dubuc fait lui-même allusion au régime d'assurance autonomie qu'avait voulu mettre en place l'ancien ministre péquiste de la Santé et des Services sociaux, le Dr Réjean Hébert, en 2013.

Il s'agissait alors d'une enveloppe budgétaire fermée, la Caisse autonomie, pour laquelle une reddition de comptes distincte était prévue. Elle devait être constituée des sommes consacrées aux soins et aux services de longue durée et d'un investissement supplémentaire pour garantir l'accès à un panier de services pour les aînés.

Un tel modèle est toujours d'actualité pour introduire plus de cohérence dans le système, même si nous avons perdu 10 ans dans sa mise en œuvre, écrit M. Dubuc.

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