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La culture au cœur de la programmation de Télé-Québec

Robert Charlebois sourit dans une voiture.

Télé-Québec diffusera le 3 septembre un concert unique inspiré de l'album «Charlebois à Ducharme», lancé en juin dernier.

Photo : Jocelyn Michel

Radio-Canada

Le diffuseur public a dévoilé mercredi sa nouvelle programmation, qui offrira entre autres de grands rendez-vous culturels.

Télé-Québec avait fait mouche il y a quelques mois en diffusant en direct La face cachée de la Lune, de Robert Lepage. Ce type de rendez-vous culturel, qui n’est pas sans rappeler l’émission culturelle Les beaux dimanches (diffusée à Radio-Canada de 1966 à 2004), reviendra en force au cours de la saison 2021-2022.

Dès le vendredi 3 septembre, le concert unique Charlebois à Ducharme sera ainsi présenté. Une dizaine d’autres rendez-vous similaires seront proposés, dont Embrasse, la nouvelle pièce de Michel Marc Bouchard, un concert des Cowboys Fringants avec l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) ainsi qu’un voyage dans le monde du cirque avec le collectif Les 7 Doigts.

Le journalisme d’enquête à l’honneur

Plusieurs émissions culturelles seront de retour cette année, dont Belle et Bum, Y’a du monde à messe, Cette année-là et les productions diffusées sur la plateforme La Fabrique culturelle.

Le public pourra également retrouver plusieurs magazines et émissions de société, dont Format familial, Ça vaut le coût, L’indice Mc$ween et Dans les médias.

Le diffuseur public offrira aussi des fictions, des émissions jeunesse et de nombreux documentaires, dont deux qui font la part belle au journalisme d’enquête.

Dans Le procès, le journaliste Pierre Craig s’intéressera au manque d’accès à la justice au Québec. C’est en animant l’émission La facture pendant de nombreuses années qu’il a pris conscience que notre système de justice exacerbe les inégalités, indique-t-il.

L’équipe de l’émission recevait chaque semaine de 250 à 300 messages de citoyens souvent impuissants contre les riches, qui, eux, ont tous les moyens pour avoir accès à la justice et les écraser, explique-t-il.

Rendre visible ce phénomène s’imposait donc à l’ancien animateur, qui continue de pratiquer le journalisme d’enquête après avoir pris sa retraite de Radio-Canada en 2016. Il espère enchaîner avec un deuxième documentaire où seront abordées des pistes de solution à partir des pratiques adoptées dans plusieurs pays, dont le Danemark.

La série documentaire La Une montrera quant à elle les coulisses du journalisme d’enquête en suivant plusieurs travailleurs et travailleuses de l’information de La Presse. Animée par Katia Gagnon, la série montrera l’ampleur du travail qui mène à une publication.

« On n’est pas comme [le personnage de] Jean Brière de District 31, qui travaille sur le coin de la table. C’est bien plus compliqué que ça, [le journalisme]. »

— Une citation de  Katia Gagnon, journaliste et animatrice de la série documentaire La Une

Ça montre des enquêtes prenantes, notamment celle sur l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet, fait valoir l’animatrice. Si la présence des caméras dans le processus d’enquête s’est parfois révélée un exercice délicat, la démarche sera féconde, selon Katia Gagnon, s’il permet de briser certaines idées reçues sur le journalisme.

La programmation complète de la prochaine saison de Télé-Québec est accessible sur le site Internet du diffuseur public (Nouvelle fenêtre).

Avec les informations de Catherine Richer

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