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La Vérif : la réduction des frais de téléphonie cellulaire, une promesse rompue?

Justin Trudeau apparaît sur l'écran d'une tablette électronique.

Les prix des forfaits de téléphonie cellulaire sont en baisse depuis le retour au pouvoir des libéraux en octobre 2019.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Lors de la précédente campagne fédérale, en octobre 2019, les libéraux promettaient de « réduire de 25 % la facture des services de téléphonie cellulaire, une économie de 1000 $ par année pour un forfait familial ». Mercredi, le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, déclarait que Justin Trudeau « a brisé sa promesse », parce que les frais sont encore « très hauts ».

S’il est difficile de mesurer la valeur de l’économie réalisée jusqu’ici, tout indique que le gouvernement sortant est pourtant en voie de réduire les tarifs comme promis. En juillet 2021, l’indice des prix des services sans fil mobiles avait décliné de 24 % depuis les dernières élections.

Au début de leur mandat, les libéraux ont lancé un ultimatum aux trois géants des télécommunications – Bell, Rogers et Telus –, leur donnant deux années pour abaisser de 25 % leur forfait cellulaire de base, à défaut de quoi l’État interviendrait.

67 $ pour 5 gigaoctets de données

Une étude réalisée par Wall Communications et préparée pour le ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique fait également le constat que les tarifs de services de téléphonie cellulaire ont chuté significativement de 2019 à 2020. Les forfaits avec 2 gigaoctets de données ont diminué de 28 %, à 53,24 $, et ceux de 5 gigaoctets, de 23 %, à 67,32 $.

En revanche, les prix ont augmenté de 11 % pour les services comprenant notamment plus de données, de 10 à 49 gigaoctets. L’utilisation d’applications mobiles qui consomment d’importantes quantités de données est ainsi susceptible de coûter proportionnellement plus cher.

Si la situation s’améliore pour les consommateurs canadiens, ces derniers dépensent encore bien plus que ceux de nombreux pays : plus du double que les consommateurs du Royaume-Uni, et près de quatre fois plus que ceux d'Australie pour des forfaits de 2 à 5 gigaoctets. Seuls les Japonais paient plus cher que les Canadiens parmi les résidents des pays du G7.

Aux dires même du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), tout porte à croire que c’est le manque de concurrence qui fait que les prix de détail canadiens sont parmi les plus élevés dans le monde, et non d’autres facteurs tels que les revenus, les coûts ou la qualité du réseau.

Avec la collaboration de Nathalie Lemieux

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

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