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Un travailleur de la santé sur quatre envisage de démissionner, selon un syndicat

Des membres du personnel de soins de santé autour d'une table.

Des travailleurs de la santé de la Colombie-Britannique épuisés par la surcharge de travail envisagent de démissionner, selon un sondage mené par leur syndicat.

Photo : CBC

Radio-Canada

Une enquête interne menée par le Syndicat des employés d'hôpitaux en Colombie-Britannique révèle qu'un membre sur quatre envisage de démissionner dans les deux prochaines années en raison de la pandémie.

Un porte-parole du syndicat, Mike Old, affirme que, si cela se produit, la province constatera une pression accrue sur le système de soins de santé.

Travailler dans le secteur des soins de santé a toujours été assez stressant [...] Il y avait déjà d'importants problèmes de dotation en personnel dans le système avant même la pandémie, mais il ne fait aucun doute que la pandémie a aggravé certains de ces problèmes, explique-t-il.

Le syndicat compte 50 000 membres. Selon l'enquête, 60 % d'entre eux affirment que la pandémie a accru l'épuisement professionnel, l'anxiété et la fatigue. Elle s'est aussi répercutée sur leur santé mentale.

Épuisement des infirmières

Les deux tiers des répondants disent que leur charge de travail a augmenté.

Certaines infirmières de la région de l'Intérieur quittent leur emploi, accablées par l’urgence des feux de forêt et de l'augmentation des cas de COVID-19, explique le syndicat dont les membres travaillent dans une variété de secteurs différents. Certains, par exemple, nettoient les hôpitaux, sont assistants de laboratoire, infirmières auxiliaires autorisées ou assistants en pharmacie et en radiologie.

« Les travailleurs de la santé sont vraiment au bout du rouleau. »

— Une citation de  Mike Old, porte-parole du Syndicat des employés d'hôpitaux

Selon M. Old, un certain nombre de personnes travaillant dans le secteur des soins de longue durée et de l'aide à la vie autonome ont éprouvé des difficultés après que la province eut adopté des règles interdisant aux employés de travailler dans plusieurs établissements.

Nous les avons fortement soutenues, mais cela a des conséquences, estime-t-il.

Selon lui, cette politique était nécessaire, mais difficile, dans la mesure où elle a provoqué une augmentation de la charge de travail des employés.

Miser sur le recrutement et la rétention

Mike Old dit qu'il y a eu de bonnes initiatives depuis le début de la pandémie pour attirer de nouveaux travailleurs de la santé. Il cite notamment le programme d'accès aux carrières de la santé qui a servi à recruter et à fournir une formation aux travailleurs de soutien des soins de santé.

Toutefois, il indique que la plupart des personnes qui participent à ce programme travaillent déjà dans les hôpitaux à un certain degré, souvent dans les services d'alimentation ou de garde.

M. Old craint que les initiatives de recrutement ne diminuent après la pandémie, ce qui pourrait maintenir les travailleurs dans un cycle de sous-effectifs et d'épuisement professionnel.

Avec des informations de Bailey Martens et On The Island

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