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La hausse des violences liées aux gangs de rue à Laval pousse la Ville à agir

Le directeur du Service de police de Laval parle d’une « culture des armes à feu » qui s’est installée en ville.

Pierre Brochet et Stéphane Boyer.

Le directeur du Service de police de Laval, Pierre Brochet, et le maire suppléant de Laval, Stéphane Boyer

Photo : Radio-Canada

Ismaël Houdassine

La Ville de Laval débloque 1,2 million de dollars pour lutter contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs de rue qui fait rage dans ses rues. La municipalité compte mettre en place de nouvelles mesures, notamment un renfort accru des équipes d'intervention sur le terrain.

Cette annonce faite mercredi conjointement par le maire suppléant de Laval, Stéphane Boyer, et le directeur du Service de police de Laval (SPL), Pierre Brochet, survient dans un contexte déjà tendu.

Depuis janvier, les autorités dénombrent sur le territoire lavallois 28 événements impliquant des armes à feu, pratiquement tous liés à des gangs de rue. Rien que la semaine dernière, elles ont fait état de six fusillades, dont un meurtre. Le 17 août, un chef de gang a été tué à la sortie d’un bar du secteur Pont-Viau.

Cette situation est inacceptable, a déclaré en point de presse M. Boyer, qui demande au gouvernement fédéral de changer son fusil d’épaule quant au projet de loi C-21.

Celui-ci a dénoncé l’un des volets dudit projet de loi, qui vise à déléguer la gestion des armes de poing aux municipalités. Ça ne fait pas sens, a-t-il lancé.

Il a par ailleurs précisé que le trafic d’armes ne s’arrêtait pas à un pont ni à une limite administrative. C’est pourquoi il est important qu’on ait une approche qui soit la plus concertée possible.

Ses propos font suite à ceux de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, qui a carrément demandé mardi au prochain gouvernement canadien élu d’interdire au pays la possession d’armes de poing et d’assaut.

« On voit vraiment une augmentation des événements impliquant des coups de feu. »

— Une citation de  Pierre Brochet, directeur du Service de police de Laval
Deux policiers se penchent sur le corps d'un homme recouvert d'une bâche

La police de Laval sur une scène de crime

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

En attendant, les investissements annoncés dans la troisième plus importante ville du Québec viendront bonifier les équipes du SPL avec l’embauche de ressource supplémentaire liée au trafic d’armes et au gang de rue.

Cela va nous permettre d’intensifier nos actions et de faire en sorte de mettre plus de pression sur les criminels, a déclaré Pierre Brochet, directeur du SPL.

Pour y parvenir, M. Brochet souhaite travailler sur plusieurs niveaux. Dans un premier temps, il compte quasiment doubler les effectifs de l’escouade Équinoxe, dont le mandat est la cueillette des renseignements. L’équipe est présentement composée de six agents et d'un sergent.

Les renseignements, c’est le nerf de la guerre, a déclaré le directeur du SPL. On va ajouter quatre agents de police, un analyste et un agent de renseignements qui vont colliger de l’information sur le terrain.

Deux enquêteurs supplémentaires seront également embauchés, a précisé M. Brochet. Les individus commettent des crimes dans différentes sphères, par exemple le trafic de stupéfiants, l’exploitation sexuelle ou les vols qualifiés.

M. Brochet parle d’une culture des armes à feu qui s’est installée à Laval, en particulier chez les jeunes et dans les réseaux sociaux, devenu un lieu de compétition, de riposte et de confrontation pour les individus criminalisés. On arrête des jeunes de 17 ans avec des armes à feu caché sur eux.

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