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Le Saint-Laurent s'asphyxie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs québécois ont constaté des baisses inquiétantes du taux d'oxygène dans les eaux du fleuve Saint-Laurent à cause de la pollution agricole.

Selon une récente étude scientifique, le fleuve Saint-Laurent serait littéralement en train de s'asphyxier.

L'étude, réalisée par cinq chercheurs de l'Institut Maurice-Lamontagne, de l'INRS et de l'Université McGill, révèle en effet que les eaux de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent contiennent de moins en moins d'oxygène, un élément essentiel à la vie marine et à la santé du cours d'eau. Les scientifiques soupçonnent que cette baisse marquée de l'oxygène dans les eaux du fleuve a joué un rôle dans l'effondrement des stocks de poissons comme la morue.

Deux fois moins d'oxygène qu'il y a 75 ans

Les chercheurs ont effectué une série de relevés à des profondeurs de 200 à 300 mètres, sur une portion de 1200 kilomètres du cours d'eau. Or, à la hauteur de Trois-Pistoles, au Québec, ils ont noté que l'eau contenait deux fois moins d'oxygène qu'il y a 75 ans.

La pollution agricole montrée du doigt

Cette asphyxie du fleuve serait causée par les déchets agricoles (engrais, nitrates, matières organiques) transportés dans l'eau par l'érosion des berges et le ruissellement. L'augmentation de la température des eaux profondes du fleuve serait également un facteur de réduction du taux d'oxygène dans l'eau.

Denis Gilbert, chercheur de l'Institut Maurice-Lamontagne, a d'ailleurs déjà publié un rapport scientifique sur l'impact des déchets agricoles dans le lac St-Pierre, dont il prédit la disparition d'ici la fin du siècle.

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