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La 4e vague de COVID-19 est « bien installée » à Montréal, dit la Dre Mylène Drouin

En moyenne, 170 nouveau cas sont enregistrés par jour dans la métropole, un nombre qui continue d'augmenter.

Des gens marchent dans la rue en été.

La Direction régionale de santé publique de Montréal confirme qu'une quatrième vague de la COVID-19 frappe la métropole.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Radio-Canada

« Même doublement vaccinés, on n'est pas invincibles, on peut être infectés », a mis en garde Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal, mercredi, alors que la quatrième vague de COVID-19 est « bien installée » dans la métropole.

Il y a un effort à faire, a-t-elle souligné, pour atténuer l'impact de cette quatrième vague, qui est là, bien installée.

Donc dans les semaines à venir, la vigilance s'impose et les bonnes pratiques doivent demeurer, insiste Mylène Drouin. Il n'y a pas de solution magique; c'est la combinaison de stratégies qui permettra d'éviter les hospitalisations et les séjours aux soins intensifs pour les personnes plus vulnérables.

Depuis cinq semaines, les autorités de santé publique observent une tendance à la hausse des cas. La grande région métropolitaine est certainement au coeur de cette augmentation, dit la Dre Drouin.

Actuellement, en moyenne, 170 nouveaux cas sont enregistrés par jour et ça continue d'augmenter. Environ la moitié de ces cas sont liés au variant Delta, dont la contagiosité est plus importante que celle de la souche initiale de la COVID-19 ou du variant britannique.

Le variant Delta, qui n'était pas présent l'an dernier, change un peu l'équation, prévient Mylène Drouin. Il a une charge virale plus importante, une excrétion plus longue, il génère plus de formes graves de la maladie et il échappe, en partie, à l'immunité conférée par le vaccin [...].

Cela dit, le vaccin est globalement bon, permet d'éviter les formes sérieuses et donc réduit énormément le risque, précise-t-elle.

« On va en voir, des gens doublement vaccinés qui sont infectés, avec des symptômes ou asymptomatiques, et on va aussi voir, en nombre moindre, des gens qui développeront des formes plus sérieuses de la maladie. »

— Une citation de  La Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal

Fin septembre l'an dernier, Montréal enregistrait le même nombre de nouveaux cas quotidiens. C'est donc dire que l'accroissement des cas et la transmission communautaire se produisent plus tôt cette année, alors que la rentrée scolaire débute à peine.

Cependant, on ne peut pas pousser plus loin la comparaison. En effet, heureusement, la vaccination est là et va probablement amener un tout autre visage à la quatrième vague en matière d'impacts, d'hospitalisations, de soins intensifs et de décès, a nuancé la directrice régionale de santé publique de Montréal.

« Ça fait plusieurs semaines à Montréal qu'on n'a pas de décès, malgré le fait qu'il y a plus de 150 cas par jour. »

— Une citation de  La Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal

La Direction régionale de santé publique gère actuellement 46 foyers d'éclosion à Montréal. Presque la moitié d'entre eux se sont produits lors d'événements ou dans des lieux publics. Onze d'entre eux sont associés à des événements où on a dansé.

Ne pas jeter d'huile sur le feu

La Dre Drouin salue l'instauration du passeport vaccinal, le 1er septembre. Et elle se réjouit qu'on n'assouplisse pas les règles sanitaires, ce qui équivaudrait selon elle à jeter de l'huile sur le feu.

Il faut réduire le nombre d'événements de super transmission et le nombre de cas qui vont se rendre aux hôpitaux et aux soins intensifs.

Et comme la rentrée des classes pourrait compliquer la situation, la santé publique de Montréal voit d'un bon oeil l'imposition du port du masque chez les élèves du primaire et du secondaire.

Chez les jeunes, les formes graves [du coronavirus] sont un petit peu moins prévalentes, dit-elle. Malgré tout, des cas de contamination nécessitant des hospitalisations peuvent se produire. Aux États-Unis, il y a eu des hospitalisations pédiatriques, donc on va en voir.

« Si la vaccination des 5-11 ans arrivait fin octobre, début novembre, ce serait un beau cadeau pour nous aider à faire un pas de plus. »

— Une citation de  La Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal

Quelque 53 % des 12 à 17 ans sont vaccinés. De nouvelles stratégies seront dévoilées sous peu pour rejoindre ce groupe, et une tournée des écoles est prévue. La Dre Drouin invite par ailleurs enseignants et éducateurs qui ne sont pas vaccinés à remédier à la situation.

Parmi les adultes de moins de 40 ans, 83 % ont reçu une première dose et 68 % une deuxième dose. Il y a encore des gains à faire, souligne Mylène Drouin.

C'est un chemin de croix

L'été a été l'occasion, pour la santé publique montréalaise, de reprendre les cliniques éphémères de vaccination, notamment pour administrer la deuxième dose de vaccin.

Malgré ces efforts, dans certains quartiers, l'opération vaccination ne se déroule pas aussi bien qu'espéré. La Dre Drouin a ainsi évoqué les cas de Saint-Michel, de Rivière-des-Prairies et de Parc-Extension, même si, dans ce dernier cas, de beaux gains ont été réalisés.

J'appelle ça le chemin de croix : on va chercher des 50, 60, 100 vaccins par événement, dit-elle. C'est beaucoup d'efforts, mais chaque vaccin vaut son pesant d'or.

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