•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La source d’un déversement d'huile à Moncton serait une entreprise

Une importante quantité d'huile couvre la surface du bassin.

L’huile à la surface du principal bassin de clarification des installations d’épuration des eaux usées de TransAqua à Riverview.

Photo : Facebook/TransAqua

Radio-Canada

Les employés du centre d'épuration des eaux usées du Grand Moncton ont dû réagir rapidement la semaine dernière lorsque les installations ont été contaminées à nouveau avec de l’huile et des produits chimiques que quelqu’un semble avoir jetés aux égouts.

L’huile était visible à la surface du principal bassin de clarification et de deux cellules du bioréacteur, le 17 août, et une forte odeur d’acétone s’en échappait, explique Kevin Rice, le directeur général de TransAqua, la Commission des eaux usées du Grand Moncton.

Kevin Rice soupçonne que ces produits provenaient d’un concessionnaire automobile ou d’une autre installation industrielle. Il y en avait une grande quantité, plus que ce qu’un particulier aurait pu jeter discrètement aux égouts, souligne-t-il.

Il a fallu faire venir un camion aspirateur et activer des soufflantes supplémentaires afin d’augmenter le niveau de l’oxygène dans le bioréacteur.

Kevin Rice estime que le nettoyage des installations et le traitement des produits déversés a coûté de 15 000 $ à 16 000 $.

Des déversements similaires tous les deux ou trois mois

Ce genre d’incident se produit tous les deux ou trois mois, mais il n’avait pas eu une si grande ampleur auparavant.

Le déversement du 17 août était délibéré ou accidentel, selon M. Rice. Il explique que les entreprises comme les ateliers d’usinage doivent être équipées d’un dispositif qui prévient tout déversement de matière dangereuse dans les égouts.

Il est possible qu’une entreprise qui ne pouvait surveiller attentivement le séparateur d’eau ou qui a raté une vérification de maintenance parce qu’elle était particulièrement occupée cette semaine-là ait connu un déversement accidentel, explique Kevin Rice.

Des bassins d'épuration des eaux usées.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'état des installations lorsqu'elles ne sont pas polluée.

Photo : Facebook/TransAqua

Il y a des moyens de remonter à la source d’un déversement, dit-il, par exemple en consultant la documentation des entreprises qui effectuent des changements d’huile ou en ouvrant les trous d’homme près de sites potentiels de déversement afin de vérifier si des traces de ces produits subsistent sur les conduites.

Si un endroit particulier est soupçonné de déversement, il est possible d'installer un dispositif pour recueillir des échantillons.

Cette série de déversements est très préoccupante, souligne Kevin Rice. Les installations ont été améliorées au coût de 90 millions de dollars ces deux dernières années pour que le traitement des eaux usées soit plus biologique.

L'huile recouvre la surface des eaux usées dans un bassin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le bioréacteur de TransAqua lorsqu'il était contaminé par de l'huile.

Photo : TransAqua

Au moment où le déversement du 17 août a été découvert, le bioréacteur ne contenait presque plus de bactéries bénéfiques à cause de cette pollution. Ces bactéries servent à épurer les eaux usées avant qu’elles soient déversées dans la rivière Petitcodiac.

Le travail de nettoyage effectué la semaine dernière a été efficace, affirme M. Rice, et le taux de bactéries dans le bioréacteur commence à se rétablir.

Que jeter ou ne pas jeter aux égouts?

Les résidents doivent aussi éviter de jeter de l’huile ou des produits chimiques aux égouts, rappelle Kevin Rice. Ces produits doivent être traités dans un site d’élimination désigné.

Un bassin d'eaux usées.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le bioréacteur de TransAqua lorsqu'il n'est pas pollué par de l'huile ni par des produits chimiques.

Photo : TransAqua

Les gens ne doivent pas non plus jeter aux égouts des restes de nourriture, car ces derniers réduisent le taux d’oxygène dans les eaux en se décomposant, ce qui nuit aux bactéries du bioréacteur. Dans un tel cas, il faut souffler plus d’air dans l’eau, ce qui entraîne une plus grande consommation d’électricité et des coûts supplémentaires.

TransAqua demande aussi aux gens de ne pas jeter des serviettes hygiéniques aux égouts, peu importe la recommandation du fabricant.

Les seules substances qui doivent être jetées aux égouts sont l’urine, les excréments et le papier hygiénique, conclut Kevin Rice.

Avec les renseignements de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !