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Des opposants à l’agrandissement du site d’enfouissement de St-Nicéphore se font entendre

Des gens assis dans une salle.

Environ 200 personnes ont participé à l’assemblée publique organisée par le ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques au Centrexpo de Drummondville.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Jean-François Dumas

Environ 200 personnes ont participé à l’assemblée publique organisée par le ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques, mardi soir au Centrexpo de Drummondville.

L’objectif était de donner la parole aux citoyens relativement à la création d’une Zone d’intervention spéciale (Zis) à Drummondville par le Gouvernement du Québec.

La mesure doit permettre au géant américain Waste Management d'exploiter son site d'enfouissement du secteur St-Nicéphore pour une période maximale d'encore 10 ans.

Le site doit théoriquement fermer en 2021.

Québec, on s'en souvient, a délivré un certificat d'autorisation de 10 ans à Waste Management en septembre 2020.

Toutefois, la réglementation de zonage de la Ville n’autorise actuellement pas l'exploitation d'un lieu d'enfouissement sur certains de ces lots.

La Zone d'intervention spéciale (Zis) permettrait donc de contourner cette contrainte de mise en application au grand dam d’une majorité de citoyens présents.

Selon eux, des lixiviats pourraient se retrouver dans la rivière Saint-François à tout moment.

Ils exhortent le gouvernement à revenir sur sa décision.

Ce soir on nous parle de tonnage, de politique générale, de toutes sortes de belles choses, mais on ne nous parle pas de l'essentiel. L’essentiel c’est la protection de l’eau potable qui est menacée, mentionne un citoyen à la consultation.

Je vous rappelle que le Québec, c’est trois fois la France. Il vit 13 % de la population ici de ce qui vit en France. De la place il en a en masse. J’aimerais qu'on aille mettre un trou ailleurs qu'à côté de notre rivière. Ce n’est pas si compliqué, affirme un autre citoyen.

Aujourd’hui, il y a une population qui s'est prononcée et qui n’en veut plus. Notre maire a été très clair. J’espère que ça va être entendu, pas juste compris. Que ça va être entendu et compris de la part des autorités, indique un autre opposant.

Avec cette décision, Québec dit vouloir préserver la salubrité publique et éviter un grave problème de gestion et d’élimination des matières résiduelles.

Selon le gouvernement, aucun site ailleurs en province ne peut présentement accueillir ces déchets.

Le maire de Drummondville, Alain Carrier, n’est pas de cet avis.

Selon lui d’autres sites ailleurs au Québec pourraient être mis à contribution.

Il demande aussi au ministre de l’Environnement, Benoît Charette, de revenir sur sa décision.

Cette décision nous apparaît déraisonnable, arbitraire. Nous vous demandons de ne pas adopter le décret concernant la zone d'intervention spéciale afin de plutôt mettre l’accent sur les alternatives possibles en adoptant une vision globale et non ciblée qui prend en considération les capacités résiduelles des autres sites d’enfouissement. Une telle adoption serait précipitée, croit Alain Carrier.

Les organismes et les citoyens désireux de présenter un mémoire dans la foulée de ce projet ont jusqu’au 25 août pour le déposer.

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