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La Mitis et La Matapédia cheminent vers une nouvelle gestion des matières résiduelles

Un homme s'apprête à vider un bac d'ordures dans le camion.

La Mitis et La Matapédia consultaient cette semaine la population sur leur projet de multiplateforme de gestion des matières résiduelles.

Photo : Radio-Canada

Environ 25 personnes ont participé lundi soir à la consultation publique sur l’implantation à Saint-Moïse d’une multiplateforme de gestion des matières résiduelles.

Il s’agissait du second volet de la consultation publique dont une première partie avait eu lieu de manière virtuelle en février dernier. Le projet comprend la construction d’une plateforme de compostage, d’un écocentre et d’un lieu d’enfouissement technique (LET) afin de desservir les populations des MRC de La Mitis et de La Matapédia.

Avec ce projet, lancé en 2020, les deux MRC souhaitent gérer elles-mêmes leurs déchets dans un objectif de réduction de l’enfouissement et de valorisation par l’économie circulaire. Le compostage en est un volet, mais la récupération et la réutilisation de matériaux aussi.

L’objectif est également de mieux encadrer les coûts et l’organisation de la gestion des matières résiduelles dans les deux MRC, qui exportent leurs déchets depuis 2008. On voulait surtout une prévisibilité des coûts de gestion de nos matières résiduelles. On est dépendants sur des sites externes. On se fait imposer des tarifs. Du jour au lendemain, le tarif augmente et on doit payer, commente le coordonnateur en gestion des matières résiduelles pour la régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de La Matapédia et de La Mitis, Vincent Dufour.

Le site permettrait, dit-il, d’épargner 550 000 $ par année. Et on avait gardé des calculs très conservateurs, plus tous les gaz à effet de serre qu’on ne générera pas en ne transportant pas nos déchets sur 85 000 km par année, relève Vincent Dufour.

Bonifier le projet

Une quarantaine de personnes avaient assisté virtuellement à la présentation du projet en février 2021. Les promoteurs tenaient aussi à ce que la présentation puisse avoir lieu en présence de citoyens. Parce qu’on sait que des gens préfèrent ça en personne, même nous, c’est une autre dynamique, commente le coordonnateur de la Régie.

Le ralentissement de la contamination du virus dans la région a finalement permis une vraie rencontre. On peut rencontrer et payer des experts, souligne M. Dufour, mais avoir des gens, une communauté qui s’impliquent dans un projet qui travaille à avoir un meilleur projet, ça n’a pas de prix.

Selon Vincent Dufour, le projet suscite certaines questions, mais demeure bien accepté.

Les commentaires, rapporte M. Dufour, viennent surtout de gens du secteur où sera aménagé le futur LET, qui s’inquiètent du trafic des camions, de l’état de la route, de l’odeur ou du bruit. Des choses qui touchent le quotidien des gens. On est en train d’évaluer les impacts et les mesures d’atténuation qui pourront être mises en place. Tout le monde est d’accord pour dire que c’est un super beau projet, mais on doit s’assurer qu’il s’implante bien dans le milieu, qu’il répond bien aux besoins des gens.

Les consultations serviront à bonifier la proposition, ajoute M. Dufour. On peut réfléchir d’avance pour s’assurer que tout le monde soit gagnant.

La mise en œuvre de la multiplateforme est estimée à entre 10 et 12 millions de dollars. L’ensemble de la gestion du site, étalée sur un horizon de 35 à 40 ans, est évalué à 40 millions.

Avant sa réalisation, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) devrait être saisi du projet, en 2022. En attendant, les promoteurs souhaitent déposer l’étude sur les impacts environnementaux en octobre prochain.

Si tout va d’après l’échéancier prévu, les Matapédiens et le Mitissiens arrêteront d’exporter leurs déchets et pourront commencer à composter leurs matières putrescibles en janvier 2024.

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