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« La circulation des armes n'a pas de frontières », rappelle la mairesse de Montréal

Valérie Plante en conférence de presse.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante

Photo : Radio-Canada

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, fait de la sécurité publique l'une des demandes prioritaires de son administration aux partis fédéraux pendant la présente campagne électorale. Elle réclame qu'ils dévoilent leurs engagements pour combattre la criminalité au pays.

Valérie Plante a appelé les diverses formations en campagne à présenter de façon détaillée leur programme pour réduire et contrôler la présence d'armes dans les municipalités, lors d'une conférence de presse tenue à l'extérieur de l'hôtel de ville, mardi.

On veut des engagements clairs. Des armes en circulation dans nos communautés, c'est assez. On a besoin du fédéral, des partis, qu'ils nous donnent un plan clair de ce qu'ils vont faire pour agir sur cette problématique qui nous affecte, a-t-elle déclaré.

La mairesse a souligné que Montréal est une des métropoles les plus sécuritaires du monde. Néanmoins, on observe une hausse de la violence par arme à feu dans la région métropolitaine.

Elle a rappelé que les autorités sont à pied d'oeuvre pour assurer la sécurité des quartiers. Toutefois, a-t-elle fait remarquer, l'augmentation constatée des actes violents dépasse les frontières de son administration.

Elle nécessite une action qui est structurée, coordonnée, concertée. Tous les paliers de gouvernement doivent s'y mettre et traiter cet enjeu comme il est, c'est-à-dire un enjeu national, a-t-elle clamé.

Je l'ai dit à plusieurs reprises, la circulation des armes n'a pas de frontières et des actions immédiates sont absolument nécessaires.

Une citation de :Valérie Plante, mairesse de Montréal

Mme Plante réclame plus précisément que le prochain gouvernement s'engage à interdire la possession privée d'armes de poing et d'assaut, à mettre en place un programme obligatoire de rachat d'armes à feu ainsi qu'un meilleur contrôle des armes à feu à la frontière et, finalement, à financer à hauteur de 5 millions de dollars par année les organismes communautaires qui travaillent en prévention de la criminalité.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

Une réforme contestée

Le gouvernement Trudeau a dévoilé de nouvelles mesures de contrôle des armes à feu le 16 février dernier. Il a alors déposé le projet de loi C-21 qui, entre autres, donnait aux autorités la possibilité de saisir des armes à feu, de suspendre un permis de possession et contenait également des mesures visant les propriétaires d'armes d’assaut de type militaire interdites par le gouvernement Trudeau en mai 2020.

Or, le caractère facultatif du programme de rachat d'armes d'assaut a été la cible de nombreuses critiques des partis d'opposition aux Communes, mais aussi des groupes opposés aux armes à feu et de nombreuses municipalités.

Mme Plante avait exprimé sa déception à l'égard du projet de loi d'Ottawa, qui renvoyait la responsabilité des mesures de restriction des armes à feu aux municipalités.

Mardi matin, le chef conservateur Erin O'Toole a accusé les libéraux de semer la discorde au sein des chasseurs et des sportifs amateurs de tir à la carabine. Le programme conservateur prévoit des assouplissements pour certains types d'armes.

Nous avons au Canada un système très efficace de sélection, de formation et de contrôle des permis pour permettre aux personnes qui respectent la loi et obéissent aux règles de chasser. C'est une tradition au Canada et je veux m'assurer que la sécurité publique soit au premier plan, a-t-il déclaré.

Le leader conservateur a dit vouloir s'attaquer au trafic d'armes à feu. Nous allons régler le problème de la contrebande à la frontière. Nous allons travailler avec les forces de l'ordre sur la propagation criminelle des armes à feu. Nous allons concentrer nos ressources vraiment là où elles doivent aller pour assurer la sécurité des Canadiens, a-t-il promis.

La relance économique

L'administration Plante a également fait part lors de son point de presse d'autres grandes priorités, comme la relance économique, l'habitation et les infrastructures. La mairesse a indiqué que son administration avait choisi de plancher sur une relance verte et inclusive.

Une relance qui permet de dynamiser notre économie tout en s'attaquant aux grands problèmes sociétaux que sont les changements climatiques et les inégalités sociales.

Une citation de :Valérie Plante, mairesse de Montréal

Selon elle, il importe à court terme de contrer les effets de la crise sur divers secteurs d'activité, tels que le transport collectif, l'achalandage au centre-ville, les entreprises culturelles et l'industrie touristique.

À moyen terme, elle a défini comme autre projet prioritaire le développement de l'est de l'île, dont la Ville compte faire un exemple de transition écologique réussi.

L'est de Montréal, on y tient, on y pense, on y investit et on a besoin de tout le monde autour de la table, notamment en y investissant massivement dans les infrastructures afin de dégager son plein potentiel et d'y attirer des entreprises innovantes, a-t-elle lancé.

De surcroît, elle demande au prochain gouvernement fédéral d'appuyer les villes dans leur transition écologique et dans la création d'espaces verts. Elle cite en exemple le projet de grand parc de l'Est et le projet de réaménagement de l'autoroute Bonaventure, qui prévoit un accès au fleuve.

Au chapitre de l'habitation, elle a souligné que Montréal est aux prises avec une crise du logement sans précédent et que la surchauffe immobilière affecte sérieusement les conditions d'accès à la propriété.

Nous croyons donc qu'il faut accélérer la création de logements abordables pour la classe moyenne, financer la rénovation du parc de logements sociaux et, enfin, offrir des ressources adaptées aux personnes vulnérables, notamment les personnes en situation d'itinérance, a-t-elle affirmé.

Engagements sur l'habitation

Les libéraux de Justin Trudeau ont promis mardi de bonifier leur Stratégie nationale sur le logement. Un récent rapport du directeur parlementaire du budget estimait que son incidence avait été limitée jusqu'à maintenant.

Le plan élargi du Parti libéral du Canada se décline sur trois fronts, soit l'accès à la propriété, la construction de logements et la protection des droits des acheteurs.

Pour sa part, le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a promis le 21 août de s'attaquer à la crise du logement en construisant 500 000 logements abordables sur dix ans.

De plus, il a promis d'imposer une taxe de 20 % aux étrangers qui désirent acquérir des propriétés au Canada, à fournir une aide aux familles pouvant aller jusqu’à 5000 $ par an pour se loger et à offrir un congé de taxes aux promoteurs immobiliers qui souhaitent construire des logements abordables.

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