•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les plans de la résidence pour étudiants autochtones à Sept-Îles enfin dévoilés

Le bâtiment est muni d'une façade vitrée et d'une section appartement. Une mère et son enfant sont sur le balcon d'un appartement. Des personnes font un barbecue et sont assises autour de tables de pique-nique à l'extérieur.

Vue de la cour intérieure de l'un des cinq bâtiments.

Photo : Gracieuseté du Cégep de Sept-Îles

Radio-Canada

Une pelle mécanique creuse déjà le terrain du Cégep de Sept-Îles où une résidence pour étudiants autochtones est en voie d’être construite. Les plans de ce grand projet de logements qui a vu son budget doubler depuis la dernière annonce sur le sujet ont été dévoilés mardi.

La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest et le ministre des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, parlent d’une grande annonce pour la région.

Au Québec, c’est un des premiers projets qu’on voit comme ça, affirme la ministre Laforest. C’est un milieu de vie intéressant parce qu’on travaille avec les communautés autochtones, les familles, les enfants. Le ministre Lafrenière ajoute qu’il s’agit d’une décision concertée avec le milieu.

La nouvelle infrastructure d’hébergement coûtera finalement 23 millions de dollars.

Une pelle mécanique creuse un terrain délimité par des clôtures en métal.

La construction de la résidence pour étudiants autochtones est commencée sur le terrain du Cégep de Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Fage

Cinq bâtiments construits autour d’une cour intérieure accueilleront les 32 nouveaux logements destinés aux familles des étudiants. Un pavillon de service et des espaces communautaires feront partie des nouveaux bâtiments ainsi qu’un centre de la petite enfance (CPE) pouvant accueillir 29 enfants. Un local pour une maternelle 4 ans est également dans les plans.

La centaine d’étudiants autochtones qui fréquentent le Cégep de Sept-Îles chaque année pourront tirer profit de ces logements abordables à l’aide d’un programme d’aide de la Société d’habitation du Québec. Ils ne débourseront pas plus de 25 % de leur revenu en loyer.

Croquis de la cour intérieure où figurent deux bâtiments et la représentation de résidents profitant de cet espace vert commun.

Les cinq bâtiments seront construits autour d'une cour intérieure.

Photo : Gracieuseté de la Société immobilière du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec

La Société d’habitation du Québec financera près de la moitié de la facture du projet et le gouvernement investit 19,5 millions de dollars. Le projet est une initiative de la Société immobilière des Centres d'amitié autochtones du Québec. La Société du plan Nord ainsi que différents ministères font également partie de cet important montage financier. De son côté, la Ville de Sept-Îles accordera un congé de taxes de 20 ans pour l’ensemble immobilier.

Les trois ministres devant le chantier.

La ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, Andrée Laforest, le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, ainsi que le ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien, étaient présents lors de l'annonce.

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Originaire de Pessamit, la directrice générale du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec, Tanya Sirois, est d’avis que l’éducation est la clé pour briser des cycles de vulnérabilité et pour reconstruire des peuples.

Ça s’applique également aux Premières Nations au Québec. On veut que par l’éducation les gens puissent avoir accès, arriver à la diplomation. Parce qu’avoir accès aux études c’est une chose, mais diplômer c’en est une autre, mentionne-t-elle.

Les locataires de ces nouveaux logements qui y sont admissibles pourront bénéficier d’un loyer abordable.

Si tout va comme prévu, les nouveaux résidents pourront emménager en août 2022.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !