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Une passionnée d'Anne... la maison aux pignons verts retrouve enfin l'Île

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Émiline Filion a développé dès l'enfance une passion pour Anne... la maison aux pignons verts et pour tout l'univers littéraire de Lucy Maud Montgomery.

Photo : Radio-Canada / Laurent Rigaux

Émiline Filion est une mordue du roman Anne... la maison aux pignons verts. Depuis son plus jeune âge, la Québécoise, qui travaille à l'Agence spatiale canadienne, se passionne pour l'œuvre de Lucy Maud Montgomery, au point de retourner aussi souvent que possible à l'Île-du-Prince-Édouard et de réaliser des dioramas représentant l'univers de la plus connue des héroïnes insulaires.

Cette passion qu'Émiline Filion entretient pour le célèbre roman remonte à l'enfance, quand elle avait 10 ans.

On passait toujours une semaine avant l'école chez mes grands-parents et le soir après le souper, ils regardaient la série télévisée, raconte la quadragénaire.

Je ne connaissais pas, puis je suis tombée en amour avec tout l'univers. Mes grands-parents avaient le premier livre dans leur bibliothèque, dès le lendemain j'ai commencé à le lire et j'ai continué à regarder les épisodes de la première série, poursuit-elle.

La Québécoise évoque un coup de foudre en repensant à cette époque. Chez moi, j'ai beaucoup de choses liées à l'Île et à tout l'univers d'Anne aux pignons verts, des poupées, des bibelots et bien entendu mon village que j'ai construit moi-même, ajoute-t-elle.

Ce village, baptisé Avonlea comme celui où évolue Anne dans le roman, lui a pris huit ans et 800 heures de travail en tout.

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Le village miniature d'Avonlea fait 167 cm de longueur et 101 cm de largeur.

Photo : Gracieuseté

Le premier diorama n'était pas encore terminé qu'Émiline Filion a entrepris le deuxième, il y a trois ans. Il s'agit d'un village imaginaire appelé Carmody, fortement inspiré par les différentes communautés de la province.

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Une reproduction de la célèbre maison aux pignons verts à l'échelle. Elle fait partie du diorama d'Émiline Filion

Photo : Émiline Filion/Gracieuseté

Dans sa volonté de reproduire l'Île et l'univers des romans chez elle, la Québécoise analyse l'architecture des bâtiments et observe en détail le paysage à chacune de ses visites dans la province.

Sa dernière remontait à trois ans et Émiline Filion ne cache pas qu'elle avait hâte de refouler le sol insulaire.

« Étrangement, je me sens chez moi. »

— Une citation de  Émiline Filion

À son arrivée à la mi-août, elle ne s'est pas précipitée à Cavendish pour voir la maison de son idole, mais chez une amie qui habite à Rollo Bay. Depuis sa première incursion dans la province en 2003, elle s'est ainsi liée d'amitié avec de nombreuses personnes et elle a développé un goût particulier pour toute la région à l'ouest de Charlottetown.

Un marché pour de petites maquettes

Émiline Filion explique que les réactions sont assez identiques quand les gens découvrent sa passion. La plupart, leur première réaction, c'est de vouloir les voir en personne, plaisante-t-elle.

Certains lui demandent aussi si les dioramas sont à vendre.

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Émiline Filion pense orienter sa passion du modélisme vers la réalisation de petites maquettes de phares ou de maisons, qu'elle pourrait vendre.

Photo : Radio-Canada / Laurent Rigaux

J'ai eu beaucoup de suggestions de personnes qui me suivent qui m'ont proposé de construire des maisons ou des scènes séparées, et les vendre. Il semblerait qu'il y ait un marché pour ça, détaille-t-elle. Quand j'aurai terminé mon second village, peut-être que je vais aller dans cette direction-là.

Durant son séjour en août, Émiline Filion a découvert de nouveaux phares, dont celui de Point Prim, ainsi que des plages qu'elle ne connaissait pas ou peu. Elle est rentrée au Québec avec des tonnes de photographies et de vidéos, dont certaines d'elle habillée en costume d'époque, ou en train de jouer du violon, son autre passion.

La dernière? Les étoiles et l'astronomie. La Québécoise s'est spécialisée en mathématiques et informatique durant ses études, afin de travailler à l'endroit où elle a toujours voulu travailler, à l'Agence spatiale canadienne. Son intérêt pour le modélisme ne s'arrête pas à Anne. Chez elle, on retrouve également des maquettes de la Lune et de Mars.

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