•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les orphelins de Duplessis demandent que des corps soient exhumés

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le groupe de défense des orphelins de Duplessis demande l'exhumation de cadavres afin de prouver les sévices subis par plusieurs enfants dans les années 1940-1960.

Le groupe de défense des orphelins de Duplessis demande l'exhumation des corps d'un cimetière abandonné, au sud de l'hôpital Louis-Hippolyte Lafontaine de Montréal.

Ces exhumations serviraient à démontrer que des expériences médicales ont été faites sur certains enfants, pour éventuellement intenter des poursuites contre le gouvernement, l'Église et des médecins.

Plusieurs orphelins auraient subi des lobotomies au cours des années 1940, 1950 et 1960, de même que d'autres expériences médicales. Les corps de certains enfants décédés auraient également été vendus à des facultés de médecine. Le témoignage d'orphelins toujours en vie compléterait la preuve que tente d'amasser le groupe de défense.

Une pratique payante

Le cimetière, fermé en 1958, se trouve actuellement sur le terrain de la Société des alcools du Québec, entre les rues Hochelaga et Notre-Dame. L'un des orphelins survivants soutient qu'il a transporté une soixantaine de cadavres entre les salles d'opérations et la morgue avant que les cadavres soient enterrés.

Une loi de 1942 permettait aux religieuses de vendre les cadavres non-réclamés aux facultés de médecine moyennant la somme de 10 $. Plusieurs orphelins auraient ainsi été disséqués avant d'être inhumés dans le cimetière, qui compterait quelque 2000 corps.

Les orphelins de Duplessis internés à la suite de faux diagnostics de maladie mentale ont accepté une compensation de 25 millions $ du gouvernement du Québec.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.