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Nouvelles places en garderie : les régions de l’Est auront-elles une part du gâteau?

Des marionnettes sont épinglées sur une corde à linge au mur.

Les besoins de places en garderie sont criants dans l'Est-du-Québec (archives).

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Le gouvernement Legault a annoncé lundi la création de plus de 9000 places en garderie subventionnée d'ici deux ans. En attendant de connaître la répartition de ces places dans les régions de la province, des intervenants de l’Est-du-Québec espèrent en bénéficier.

En tout, 194 projets répartis dans 13 régions administratives devront se réaliser d'ici deux ans.

Outre la Capitale-Nationale, le gouvernement refuse de confirmer dans quelles régions se trouveront les nouvelles places.

Des annonces spécifiques aux autres régions du Québec auront lieu ultérieurement.

Malgré tout, la directrice générale du Regroupement des CPE de la Côte-Nord, Odette Lavigne, est persuadée que la Côte-Nord bénéficiera des nouvelles places.

On est persuadé d'en avoir tout simplement parce que je pense que nos directions ont déposé de bons projets, des projets qui montraient qu'ils avaient l'appui des acteurs locaux, des acteurs régionaux.

Une citation de :Odette Lavigne, directrice générale du Regroupement des CPE de la Côte-Nord

Selon Mme Lavigne, plus de 500 enfants sont en attente d'une place en garderie sur la Côte-Nord. 

Elle mentionne qu'au moins 137 places dans la région étaient proposées dans la version originale de l'appel de projets du ministère de la Famille.

Du côté du Réseau des services à la petite enfance de l'Est-du-Québec, qui regroupe les CPE de la Gaspésie, des Îles-de-la-Madeleine et du Bas-Saint-Laurent, on indique ne pas savoir si une partie des 9000 places viendront soulager les besoins des familles de la région.

Il y aurait notamment des besoins dans les secteurs de la Côte-de-Gaspé, de Rimouski et de Rivière-du-Loup

Rareté de main-d'œuvre

La fondatrice du mouvement #MaPlaceAuTravail, Myriam Lapointe-Gagnon, accueille avec réserve la nouvelle.

La jeune mère de famille de Cacouna estime qu'il s'agit d'une bonne nouvelle vu les besoins criants au Québec, mais précise qu'il ne faut pas minimiser l'enjeu de la rareté de main-d'œuvre.

Elle rappelle que peu importe la qualité des nouvelles installations qui seront construites, les éducatrices sont essentielles aux rouages du réseau des services de garde.

Selon elle, il manquerait actuellement au Québec 3000 éducatrices, et ce nombre pourrait même atteindre 10 000 au cours des prochaines années.

La technique à l'enfance ici, à Rivière-du-Loup, il n’y a presque pas d'inscription. Donc, on crée de nouvelles places, mais il va falloir avoir les éducatrices aussi pour les offrir ces places-là.

Une citation de :Myriam Lapointe-Gagnon, fondatrice du mouvement #MaPlaceAuTravail

Mme Lapointe-Gagnon a donc l’impression que le gouvernement ne s’attaque qu’à une partie du problème avec cette annonce et que le manque de main-d'œuvre devra être pallié dans les régions où cette problématique existe.

D’après les informations de Lisa-Marie Bélanger et de Djavan Habel-Thurton

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