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Les conservateurs veulent des travailleurs au C. A. des grandes entreprises

On voit M. O'Toole qui s'adresse aux aux journalistes, de face. Derrière lui, le slogan du Parti conservateur "Supporting workers" ou "Agir pour les travailleurs".

Erin O’Toole, le chef du Parti conservateur du Canada, était dans le studio aménagé par la formation à l'hôtel Westin d'Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Le Parti conservateur du Canada (PCC) propose qu’un siège au conseil d’administration de chaque grande entreprise sous réglementation fédérale soit réservé à un employé de cette même entreprise.

Pour que les besoins des travailleurs soient entendus, un gouvernement conservateur va exiger que les employeurs sous réglementation fédérale avec plus de 1000 employés ou un revenu annuel de plus de 100 millions de dollars fassent une place aux travailleurs dans leur conseil d’administration, a promis le chef du PCC, Erin O’Toole, à Ottawa.

Une centaine d’entreprises sont visées par une telle proposition, notamment les banques, les sociétés d’État fédérales, les compagnies aériennes, les chemins de fer et les entreprises de télécommunications.

Dans un communiqué, le Parti conservateur rappelle que beaucoup de pays exigent une représentation des travailleurs au sein des conseils d’administration. Par exemple, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Norvège et l’Irlande requièrent qu’un tiers des membres du conseil d’administration soient des employés.

Selon la formation politique, de telles mesures favorisent la productivité et l'engagement des employés. Elles leur permettent aussi de mieux diffuser l’information au C. A. sur le quotidien du travail dans l’entreprise et de faire part aux autres de leur opinion quand de grandes décisions sont prises.

Le parti propose aussi de travailler avec les syndicats pour moderniser le Code canadien du travail pour offrir une plus grande flexibilité dans les heures de travail et le travail à domicile.

M. O’Toole parle également de mettre l’accent sur le fait au Canada, surtout en matière d’infrastructures.

Nous allons nous assurer que les travailleurs ont leur mot à dire sur les décisions de déployer les infrastructures, améliorer les règles pour un commerce équitable, et nous assurer que nous appuyons le secteur manufacturier et celui des ressources, a-t-il dit en anglais.

Dans les talles des néo-démocrates?

Un journaliste a fait remarquer à Erin O’Toole que de telles propositions sont normalement plus proches du Nouveau Parti démocratique que du PCC. Les conservateurs cherchent-ils à leur ravir des électeurs de la sorte?

« J’ai les mêmes objectifs que beaucoup de syndicats : des emplois pour leurs membres et un avenir économique fort pour leur famille. »

— Une citation de  Erin O’Toole, chef du Parti conservateur du Canada

Les travailleurs auront une chaise à la table des décisions. Les autres partis ne veulent pas une reprise dans tous les secteurs, ils veulent pouvoir choisir quel secteur va retrouver des emplois après la COVID. Nous avons besoin d’une reprise pour tous les Canadiens, a-t-il répondu.

Un journaliste a aussi relevé que le parti, traditionnellement le champion du libre-échange, inclut dans sa plateforme des propositions plutôt protectionnistes.

Avec un gouvernement conservateur, vous allez voir beaucoup plus de "fait au Canada". Et nous allons nous tenir debout devant les pays qui bafouent les règles du commerce international, comme la Chine communiste, a répondu le chef conservateur.

Nous devons rebâtir notre relation avec les Américains, qui est à son plus bas sous M. Trudeau. Avec le Buy American Act, la ligne 5 [d’Enbridge], Keystone XL, avec de mauvais résultats pour l’agriculture et l’acier et l’aluminium... Je vais être là pour les travailleurs et m’assurer que l’on travaille avec nos alliés démocratiques pour rééquilibrer le commerce mondial, a-t-il ajouté.

M. O’Toole s’est aussi fait questionner au sujet de la proposition du parti – contenue dans sa plateforme électorale – de séparer le conseil d’administration de Radio-Canada de celui de CBC et d’y inclure des représentants de communautés francophones hors Québec et d'autres nommés par le gouvernement du Québec, et ce, même si des Québécois siègent déjà à ce conseil d’administration.

C’est important, parce que c’est dans l’intérêt public pour une entreprise publique comme Radio-Canada de bien servir les communautés francophones d’un océan à l'autre, et c'est pourquoi nous allons établir un conseil d'administration distinct pour Radio-Canada, a-t-il précisé.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

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