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Paul Mukendi déjoue encore la justice

Paul Mukendi sort de la salle d'audience.

Un jury a reconnu Paul Mukendi coupable en juin 2019. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Paul Mukendi demeure en cavale, trois jours après avoir enfreint l’ordre de la cour le sommant de se livrer à la justice pour purger une peine de huit ans de pénitencier. Au moment de lui accorder sa remise en liberté, un juge avait pourtant estimé que le fugitif ne présentait aucun risque de fuite.

Le 27 février 2020, un tribunal condamnait Paul Mukendi à 8 ans d’incarcération pour avoir, notamment, agressé sexuellement, menacé de mort et blessé une victime qui était adolescente au commencement des sévices.

Le condamné avait porté le verdict de culpabilité en appel et demandé d’être libéré en attendant la décision. Le directeur de poursuites criminelles et pénales s’opposait à sa remise en liberté. La cour avait néanmoins accédé à la requête du pasteur en lui accordant une libération conditionnelle, le 3 mars 2020.

« La preuve dont je dispose révèle [...] que l’appelant ne présente aucun risque de fuite. »

— Une citation de  Jocelyn Rancourt, juge à la Cour d’appel, dans sa décision rendue le 3 mars 2020

Le juge évoque plusieurs raisons pour justifier son raisonnement, notamment le fait que Paul Mukendi n'a plus de passeport et qu'il a toujours obtempéré aux ordres de la cour.

La Cour d’appel a débouté le pasteur lundi dernier en maintenant le verdict de culpabilité porté à son encontre. Le criminel devait se rendre à la justice vendredi dernier pour commencer à purger sa peine de pénitencier. Or, il a pris la fuite et demeure, depuis, introuvable.

Paul Mukendi n’a donc passé que 10 jours en détention depuis le début de ses déboires judiciaires, il y a quatre ans.

Sans passeport

Si le fugitif désire maintenant quitter le Canada, il devra le faire clandestinement puisque le tribunal a confisqué son passeport. Les conditions de remise en liberté imposées à Paul Mukendi prévoient qu’il ne peut pas demander son renouvellement, sortir du Québec ni habiter ailleurs qu’à sa résidence.

À ces conditions s’ajoutent celles qu’il devait observer en attendant le commencement d’un deuxième procès où il occupe le banc des accusés, toujours pour des infractions à caractère sexuel.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) demeure muet quant à l’avancement de l’enquête. Impossible de savoir si les autorités croient que le fugitif se trouve toujours sur le territoire de la capitale ni si les avoirs du pasteur sont gelés.

Appels aux dons

Ce dernier jouit encore d’une popularité sans tache parmi de très nombreux fidèles de l’église évangélique Parole de vie. Dimanche, lors d’une messe consacrée à défendre le pasteur déchu, les prêches accusant les médias d’avoir sali Mukendi étaient légion, tout comme les appels aux dons.

Ce que vous avez : 1000 $, 500 $, affirmait une fidèle au micro en énonçant les différents moyens d’envoyer de l’argent à l’église. Notre papa n’est pas avec nous, mais nous sommes là et son onction est toujours là.

Paul Mukendi ne figure plus sur la liste des administrateurs de l'église de Vanier, contrairement à son épouse Carmen Mukendi, toujours engagée, selon le registre des entreprises, au sein du culte évangélique fondé par son mari.

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