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Le SPVG lance une nouvelle initiative 10 ans après la mort de Valérie Leblanc

Une récompense de 10 000 $ est de nouveau offerte dans le but d'arrêter le responsable du crime.

Photo de la jeune femme regardant l'objectif.

Valérie Leblanc a été retrouvée morte dans un boisé derrière le campus Gabrielle-Roy du Cégep de l'Outaouais, en 2011. (Archives)

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada

Cela fait 10 ans que Valérie Leblanc a été retrouvée morte dans un boisé, derrière le campus Gabrielle-Roy du Cégep de l'Outaouais. Le meurtre demeure non résolu.

Lundi, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) lance une nouvelle cueillette d'informations auprès de la population dans ce dossier.

Dans l'espoir qu'une nouvelle information permettra de continuer de faire progresser l'enquête et de résoudre ce crime, le poste de commandement du Service de police de la Ville de Gatineau est aujourd'hui [lundi] déployé dans le stationnement de la Cabane en bois rond (331, boulevard de la Cité-des-Jeunes), entre 10 h 30 et 19 h 30, écrit le Service de police de la Ville de Gatineau par voie de communiqué.

Mardi, le Service de police de la Ville de Gatineau a publié sur Twitter un message pour préciser que le poste de commandement restait en poste pour une deuxième journée. Des enquêteurs sont sur place, peut-on lire.

La police invite la population à venir y rencontrer les enquêteurs pour leur transmettre toute information en lien avec le meurtre.

Deux affiches placardées sur un camion du Service de police de la Ville de Gatineau.

Le portrait-robot d'un témoin important à identifier (à gauche) et la récompense offerte pour aider à élucider le meurtre de Valérie Leblanc.

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

« Il importe de rappeler que chaque information, aussi anodine qu'elle puisse paraître, pourrait servir à l'enquête et permettre d'explorer de nouvelles pistes. Les citoyennes et les citoyens sont donc invités à faire appel à leur mémoire. »

— Une citation de  Service de police de la Ville de Gatineau

Par ailleurs, une récompense pouvant atteindre 10 000 $ est de nouveau offerte par Jeunesse au soleil à toute personne qui fournirait une information menant à l'arrestation et à la condamnation de la ou des personnes responsables de cet assassinat. La récompense, offerte par un donateur anonyme, sera disponible jusqu’au 23 août 2022.

Le crime sordide a bouleversé bien des cégépiens qui, comme lundi, faisaient leur entrée dans l’établissement collégial lors de la découverte du corps de la victime.

Le corps mutilé et brûlé de la jeune femme de 18 ans a été découvert le 23 août 2011.

Le portrait-robot toujours pertinent

Le Service de police de la Ville de Gatineau a publié un portrait-robot dans les jours qui ont suivi le meurtre. L'homme à la casquette, qui aurait été aperçu dans le secteur du campus Gabrielle-Roy le jour du meurtre, n'a cependant jamais été identifié.

Le Service de police de la Ville de Gatineau précise, lundi, que le portrait-robot diffusé peu après l'homicide est toujours d'actualité et que les enquêteurs poursuivent les démarches afin de retrouver cet homme.

Le rapport préliminaire de la coroner sur le meurtre de la Gatinoise, achevé près de 13 mois après la découverte du corps, a confirmé qu’elle est morte d'un traumatisme crânien produit à l'aide d'un objet contondant.

Depuis le triste événement, un banc a été installé sur le campus, en souvenir de la jeune étudiante, et un monument commémoratif a aussi été mis en place dans le boisé où son corps a été trouvé.

Un monument commémoratif.

Un monument commémoratif avec la photo de la victime a été mis en place dans le boisé où son corps a été trouvé.

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

La police de Gatineau assure que le dossier du meurtre de Valérie Leblanc demeure une priorité et qu’il est toujours actif.

Il y a beaucoup de choses qui ont été faites dans les 10 dernières années, souligne Mathieu Guilbault du Service de police de la Ville de Gatineau.

L'inspecteur à la division des enquêtes criminelles dit que le service policier a reçu et traité près de 2200 informations en provenance du public. Les enquêteurs auraient rencontré plusieurs centaines de personnes dans le but de résoudre ce crime.

On a eu des périodes où l'information rentrait au niveau du service de police au compte-gouttes. Mais je peux quand même dire que les informations continuent de rentrer sur une base régulière, poursuit M. Guilbault. À chaque triste anniversaire du meurtre de Valérie, les informations nous sont acheminées un petit peu plus.

En 15 ans, le Service de police de la Ville de Gatineau a travaillé sur 41 affaires d'homicides. Du lot, seuls deux dossiers ne sont toujours pas résolus. Il s'agit du meurtre de Valérie Leblanc et de Kelly Morrisseau, une jeune mère d'origine autochtone de 27 ans dont le corps a été découvert dans un stationnement de la rue Gamelin, à Gatineau, en 2006.

Un policier en entrevue dehors.

Mathieu Guilbault du Service de police de la Ville de Gatineau

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

« On demande aux gens de ne pas juger leur qualité d’information. On leur demande de nous laisser ce travail-là. À nous d'en juger la qualité. »

— Une citation de  Mathieu Guilbault, inspecteur à la division des enquêtes criminelles du SPVG

Parler à nouveau du drame

L'organisme Jeunesse au soleil espère que cette nouvelle récompense permettra de faire avancer le dossier.

L’idée, c’est d’aider les enquêtes, d'aider les enquêteurs à régler des crimes pour éventuellement éviter qu’il y en ait d’autres, explique Ann St-Arnaud, directrice des communications.

Selon elle, c'est dans les jours suivant un meurtre que ce genre de dossier est médiatisé. Après, il y a d'autres nouvelles et ça tombe un peu dans l’oubli.

Après un certain nombre d'années, comme dans le cas de Valérie Leblanc, les récompenses sont à nouveau offertes afin que le dossier revienne à l'avant-plan.

C’est important d’en reparler pour pouvoir obtenir de l'information, fait valoir Mme St-Arnaud. Ça fait parler, les médias en parlent, les gens en parlent, les réseaux sociaux, les gens partagent, c’est vraiment un outil fantastique pour les enquêteurs.

De douloureux souvenir au Cégep de l'Outaouais

Ça nous a touchés de plein fouet, lance le président du syndicat des enseignants et des enseignantes du Cégep de l'Outaouais, Christian Bernier.

Ce dernier raconte que, pour plusieurs professeurs en poste en août 2011, parler des événements remue encore de douloureux souvenirs.

Ça a conscientisé la communauté aux risques que, malheureusement, les femmes encourent plus que les hommes, croit le président.

Après le meurtre de Valérie Leblanc, M. Bernier se souvient que de l'accompagnement pour les étudiantes avait été mis en place.

Ça nous rappelle la violence encore actuelle faite aux femmes, dit-il. Valérie Leblanc, ça fait 10 ans. […] Aujourd'hui [...], on est rendu à 14 féminicides au Québec en 2021.

Avec les informations de Rémi Authier et Fiona Collienne

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