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Le territoire de grizzlis coïncide avec celui de communautés linguistiques

Une famille de grizzlis.

Pour Jennifer Walkus, scientifique de la Nation Wuikinuxv qui a pris part à l’étude, ces résultats s’accordent avec le lien qui existe entre les Premières Nations et leur territoire.

Photo : iStock

Radio-Canada

En Colombie-Britannique, des populations de grizzlis appartenant à un même groupe génétique ont tendance à occuper le même territoire que celui où vivent des groupes autochtones pratiquant la même langue, révèle une étude dans la revue Ecology and Society. (Nouvelle fenêtre)

Ces résultats sont représentatifs de la relation étroite entre ces animaux et les habitants de ces territoires, ainsi que les ressources sur lesquelles ils reposent, soutient Lauren Henson, étudiante au doctorat à l’Université de Victoria, qui a mené l’étude rendue publique début août.

Dans cette étude, le groupe de chercheurs explique que les habitats de trois groupes génétiques majeurs de grizzlis se superposent à la zone géographique de familles linguistiques autochtones : Tsimshian, Wakashan et Salishan Nuxalk.

Pour arriver à ce résultat, les scientifiques ont étudié l’ADN de la fourrure de plus de 100 ours, collectée pendant 11 ans, sur un territoire de 23 500 kilomètres carrés de la côte britanno-colombienne. La zone s’étend de Kitimat au nord, à Bella Bella au sud, et de Bella Coola à l’est, jusqu'à Hartley Bay à l’ouest.

L’équipe a collaboré avec les Premières Nations Nuxalk, Haíɫzaqv, Kitasoo/Xai'xais, Gitga'at et Wuikinuxv pour collecter et analyser les échantillons d’ADN, souligne Lauren Henson.

Cette étude est donc un exemple de la richesse que ce type de collaboration, qui associe diverses sources de savoir, peut apporter, selon la doctorante.

Un lien étroit avec le territoire

Ces résultats ne sont pas surprenants pour Jennifer Walkus, scientifique de la Nation Wuikinuxv qui a pris part à l’étude, car ils s’accordent avec le lien qui existe entre les Premières Nations et leur territoire.

« C’est certainement lié au fait que la plupart des Premières Nations considèrent les ours comme des membres de leur famille. C'est une chose à laquelle on est très lié. »

— Une citation de  Jennifer Walkus, scientifique de la Nation Wuikinuxv

Nos besoins sont similaires à ceux des ours, et les populations s’établissent à proximité de zones où existent suffisamment de ressources pour les nourrir, souligne-t-elle également.

Avec les informations de Winston Szeto

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