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Un premier festival de narration en langues haudenosaunee

Une femme sourit devant l'objectif.

Janet Rogers coproduit ce qu'elle croit être le premier festival au Canada à se concentrer sur la narration haudenosaunee ce mois-ci.

Photo : Ian Maracle

Radio-Canada

Un festival littéraire consacré à l’art du récit haudenosaunee aura lieu dans les prochains jours.

Le Festival d'art du récit Ogwehoweh se déroulera du 25 au 26 août sur le campus de l'École polytechnique des Six Nations, situé à Brantford, à environ 30 km au sud-ouest de Hamilton. Il sera également diffusé en ligne pour que tout le monde puisse le voir.

Janet Rogers, qui coproduit le Festival, le présente comme le premier au Canada à se concentrer sur la narration en langues haudenosaunee.

Mme Rogers a écrit et voyagé à travers le pays, y compris en Colombie-Britannique et en Alberta, avant de déménager dans son territoire natal des Six Nations, il y a deux ans. C'est certainement le premier qui a une grande majorité de conteurs et d'auteurs qui sont Haudenosaunee, déclare-t-elle.

Le festival programme de la musique et de la poésie parlée, ainsi que des panels d'auteurs pour enfants, d'auteurs de mémoires et de cinéastes.

La couverture d'un livre pour enfants présentant une jeune fille, un chat et un tambour.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'autrice Kristi White présentera plusieurs des livres de sa série pour enfants « Les Aventures de Jay et Gizmo » (traduction libre).

Photo : Kristi White

Son nom est inspiré du mot ogwehoweh, qui signifie le peuple d'origine. Haudenosaunee désigne le peuple des maisons longues, ou les membres des Six Nations qui composent la confédération haudenosaunee : les nations Seneca, Cayuga, Oneida, Onondaga, Mohawk et Tuscarora.

L'art est un remède

La poète Kahsenniyo, des Six Nations de la rivière Grand, se produira au festival.

C'est une extension de la tradition de la narration, déclare-t-elle. C'est ainsi que nous partageons des connaissances, que nous partageons des leçons, que nous rions ensemble.

Elle a commencé à écrire de la poésie à 18 ans en raison de son activisme. Au fil du temps, elle est devenue plus attirée par la poésie orale et les liens émotionnels qu'elle pouvait établir avec le public. Son travail se concentre sur la décolonisation et le travail à travers les traumatismes intergénérationnels.

Pour moi, l'art est un remède. Et j'utilise mon art pour traiter les choses que je traverse. J'ai en quelque sorte découvert au fil des ans que beaucoup d'Autochtones vivent la même chose, explique-t-elle. Cela peut être vraiment stimulant d'entendre d'autres personnes dire ce que vous pensez et ce que vous ressentez. Et donc pouvoir partager ce remède avec le public fait également partie de ma propre guérison.

Selon elle, le Festival sera l'occasion de faire entendre l'éclat de la narration Haudenosaunee, qui est un peuple distinct avec des voix et des expériences uniques.

La colonisation et l'assimilation nous ont tous touchés très différemment. Il y a cette idée qu'il y a l'expérience autochtone, mais en réalité, il y a tellement d'expériences différentes, tellement de façons différentes dont nous avons été touchés. Et donc, il y a de nombreux types d'histoires à raconter.

De nouvelles avenues pour les écrivains autochtones

Auparavant, il y avait peu de moyens d'accéder aux écrivains autochtones en dehors des principaux festivals de littérature canadienne et des maisons d'édition, selon l’organisatrice Janet Rogers. Au Festival Ogwehoweh, ces écrivains ont l’occasion d'atteindre un large public sans changer leurs voix et leurs styles uniques, ajoute-t-elle.

Les écrivains autochtones doivent écrire de la manière dont ils ont besoin d'écrire [Cela inclut] un langage qui n'est peut-être pas accessible aux lecteurs non natifs, mais qui est acceptable et familier avec les lecteurs natifs, et nous devons le faire, sans nous excuser.

Une citation de :Jante Rogers, coproductrice du Festival d'art du récit Ogwehoweh

Mme Rogers a également lancé sa propre maison d'édition, Ojistoh Publishing. La prochaine publication de la collection de nouvelles de Dawn Cheryl Hill, Memory Keeper, qui sort cet automne, fera de cette dernière la première autrice publiée par la maison d'édition autre que Janet Rogers.

Elle espère que le Festival deviendra un événement annuel qui mettra en vedette des écrivains haudenosaunee et qui aidera les membres de cette communauté littéraire à se soutenir les uns les autres. La prochaine fois, elle espère inclure un panel de jeunes.

L'intérêt et la popularité des histoires autochtones sont à leur maximum en ce moment, dit-elle. Comme nous avons l'oreille de nouveaux lecteurs et de nouveaux spectateurs pour nos histoires, cela aide tout nouvel écrivain autochtone à se sentir en confiance pour produire ses propres histoires et peut-être à les publier dans des livres.

Avec les informations de CBC News

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