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Le CHUL perturbé par deux refus de travailler en deux jours

Des femmes et un homme en tenue d'hôpital se tiennent debout en extérieur.

Une vingtaine d'infirmiers et d'infirmières occupent un corridor de l'unité de néonatalogie, dimanche matin pour protester contre la détérioration de leurs conditions de travail.

Photo : Radio-Canada

Le manque de personnel en centre hospitalier exaspère celles et ceux qui tiennent le fort, au point où des infirmières du CHUL ont refusé, lors d'une deuxième journée de suite, de commencer leur quart de travail pour exiger de rencontrer la haute direction.

Dimanche matin, 25 infirmières et infirmiers ont occupé un corridor de l’unité de néonatalogie du CHUL pour dénoncer la pression de plus en plus forte que la pénurie de personnel exerce sur leurs épaules.

Ces travailleurs devaient commencer à travailler peu avant 8 h dimanche matin. Le personnel de nuit a accepté de prolonger son quart de travail pour assurer le service.

Les infirmières et infirmiers se disent épuisés et exténués par la hausse des ratios, qui met plus de nouveau-nés à leur charge, de même que le recours aux heures supplémentaires obligatoires, devenues de plus en plus coutumières.

Une femme répond aux questions d'une journaliste à l'extérieur d'un hôpital. Des infirmières sont debout derrière elle.

Nancy Hogan, la présidente du syndicat des professionnels de la santé du CHU de Québec, redoute les mois à venir.

Photo : Radio-Canada

La pression est excessivement forte sur les infirmières depuis des semaines. On a heurté un mur et on a besoin d’avoir des solutions concrètes qui ne sont pas le temps supplémentaire obligatoire ni les plans de contingence, assure Nancy Hogan, la présidente du syndicat des professionnels de la santé du CHU de Québec.

Cynthia Nolin clame haut et fort que ça a pu de bon sens. Cette infirmière au centre mère-enfant depuis 19 ans confie aussi être tiraillée par la peur, tout comme ses collègues.

« On a peur pour la sécurité de nos patients. Là, c’est pire que pire. »

— Une citation de  Cynthia Nolin, infirmière au centre mère-enfant du CHU de Québec
Une femme en tenue d'infirmière répond à des questions devant deux micros. D'autres femmes en tenue d'infirmière sont debout derrière elle.

Cynthia Nolin est infirmière au centre mère-enfant du CHUL depuis 19 ans et elle n'a jamais connu des conditions de travail comme celles de cet été.

Photo : Radio-Canada

En dépit de leur refus de travailler à l'heure prévue, toutes les personnes concernées ont porté assistance aux équipes en poste lorsque cela était nécessaire.

Tous les patients ont reçu les soins et les services, souligne Caroline Drolet, la directrice du centre mère-enfant.

Des prochaines semaines inquiétantes

La direction de l'hôpital cherche des solutions, dit-elle, des solutions convenables pour tous et pérennes, autres que les heures supplémentaires obligatoires. Nancy Hogan, elle, lance également un appel aux autorités.

Il nous manque 500 infirmières dans le CHU, 100 infirmières auxiliaires, 80 inhalos. Ça ne peut pas continuer comme ça. Ça fait longtemps qu’on le dit. Faut que le gouvernement l’entende et qu’il mette des solutions en avant, réclame la responsable syndicale.

Une femme devant l'entrée du centre mère-enfant d'un hôpital répond aux questions des journalistes. Deux micros sont pointés vers elle.

Caroline Drolet, directrice du centre mère-enfant du CHU de Québec

Photo : Radio-Canada

L'avenir n'est guère encourageant. On est précaires dans les prochaines semaines effectivement. C’est un été sans précédent, admet Caroline Drolet. Nancy Hogan voit encore plus loin.

L’automne est carrément inquiétant avec la 4e vague, avec la reprise des services à 100 %. C’est impossible!

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