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COVID-19 : AHS se permet d’imposer des heures supplémentaires aux infirmières

Services de Santé Alberta invoque une clause d'urgence qui l'autorise à changer les conditions de travail des infirmières.

Des infirmières déplacent un patient.

Les infirmières se disent épuisées après des mois à lutter contre la pandémie et se sentent démoralisées devant la réduction salariale à laquelle elles font face.

Photo : Leah Hennel / Services de santé Alberta

Radio-Canada

Les infirmiers et infirmières de l’Alberta pourraient désormais être forcés de faire des heures supplémentaires et d’annuler leurs vacances pour répondre à la hausse des hospitalisations liées à la COVID-19, prévient Services de Santé Alberta (AHS).

L’agence de santé publique a invoqué une clause de la convention collective des infirmières qui lui permet de changer les règles de travail de celles-ci en cas d’urgence imprévue.

AHS peut ainsi forcer ses employés à travailler plus longtemps que d’habitude, refuser ou annuler leurs congés et les rediriger vers d’autres hôpitaux pour combler des pénuries de personnel.

Le Syndicat des infirmiers et infirmières unis de l’Alberta (UNA) soutient cependant que la quatrième vague de la pandémie ne correspond pas à une urgence imprévue selon la définition donnée dans le contrat.

À part la [médecin hygiéniste en chef de l’Alberta], la Dre Deena Hinshaw, tous les professionnels médicaux de la province savaient ce qui allait arriver, et l’UNA s’est jointe à plusieurs manifestations qui avaient pour but d’encourager AHS et le gouvernement à faire le nécessaire pour y remédier, affirme le directeur des relations de travail de l'UNA, David Harrigan, dans un courriel.

Il précise que les infirmières ont l’intention de se conformer à la mesure d’urgence, mais que l’UNA déposera un grief et cherchera à obtenir des réparations.

AHS affirme que les mesures sont vraiment nécessaires

Dans une lettre à l’UNA, AHS explique que tout le réseau de santé subit une pression additionnelle et que la situation est particulièrement inquiétante à Edmonton et dans le sud de la province.

Au cours de la prochaine semaine, nous chercherons à soutenir le personnel dans les unités de soins intensifs, les urgences et d’autres départements qui font face à un manque de personnel avec des redéploiements, ainsi que des mesures qui incluent des heures supplémentaires obligatoires et, potentiellement, des annulations de congés.

Un porte-parole d’AHS dit que ces mesures ont été utilisées à des moments où c’était vraiment nécessaire pendant la pandémie.

Nous faisons tout en notre pouvoir pour éviter de forcer les gens à faire des heures supplémentaires et ne pas annuler des congés qui ont été préapprouvés, déclare-t-il.

David Harrigan affirme que les infirmières sont frustrées parce que les pénuries de personnel infirmier sont un problème chronique et que la quatrième vague de COVID-19 était entièrement prévisible.

Il ajoute que l’imposition des mesures d’urgence au moment même où AHScherche à baisser le salaire des infirmières est un coup de pied au ventre pour elles.

Avec les informations de Charles Rusnell

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