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L’utilisation d'un pesticide dans le lac Miramichi est suspendue

Des équipes enlèvent des barils de roténone des bateaux pour les emporter.

Les groupes en faveur de l'utilisation du pesticide d'éradication de l'achigan à petite bouche considèrent que cette espèce menace la population de saumons de la région.

Photo : Shane Fowler

Radio-Canada

Un projet visant à éradiquer l'achigan à petite bouche du lac Miramichi ainsi que d'une partie de la rivière Miramichi sud-ouest a été temporairement suspendu. Des femmes de la nation Wolastoqey militent pour sauver cette espèce.

Le projet devait commencer plus tôt cette semaine, mais il a été retardé après que plusieurs grands-mères et mères de Wolastoqey se soient installées sur le lac, avec leurs canots et leurs kayaks, pour empêcher l'application du produit chimique.

Brandy Stanovich, militante et membre de la nation de Wolastogey, est assise dans son canot.

Brandy Stanovich soutient qu'elle restera au lac aussi longtemps qu'elle en aura besoin.

Photo : Shane Fowler

Des barils de roténone - un pesticide qui tue les poissons - ont été placés dans des camions vendredi matin, alors que les bateaux étaient sortis de l'eau et que les équipes commençaient à quitter le site.

Un groupe de travail composé de plusieurs organismes, dont la Fédération du saumon atlantique, le Conseil de district des Micmacs de la Côte-Nord et la Fédération de la faune du Nouveau-Brunswick, prévoyait utiliser le produit chimique pour tuer l'achigan à petite bouche. Ce poisson envahissant menace la population de saumons.

Brandy Stanovich est arrivée au lac mardi matin.

Vous vous sentez tellement bien d'avoir un soutien, et que les gens viennent vous remercier et protéger cet endroit aussi. Mais en même temps, cela ne devrait pas se produire du tout, et il y a des gens qui se battent vraiment pour que cela se produise.

Une citation de :Brandy Stanovich, militante et membre de la nation de Wolastogey

La femme a déclaré qu'elle avait marché plusieurs heures mardi matin pour franchir le barrage routier mis en place par les agents de la paix et atteindre le lac.

Les partisans du projet ont refusé la jonction

Jeudi après-midi, la Fédération du saumon atlantique a déposé une injonction pour que le groupe se retire du lac, car le produit chimique ne pouvait pas être appliqué pendant que des personnes s'y trouvaient.

Dans la motion, la fédération a déclaré qu'elle avait mobilisé un nombre important de techniciens hautement spécialisé, d'opérateurs d'équipement, de fournisseurs et d'autres personnes, ainsi que des équipements sophistiqués, qui sont essentiels à ses opérations.

Mais cette injonction a été rejetée par un juge dans l'après-midi.

Le Conseil de district micmac de la Côte-Nord, qui travaille au développement communautaire et à d'autres services avec sept Premières Nations mi'kmaw, a soutenu le projet de roténone. Cependant, vendredi, les chefs micmacs ont exprimé leurs préoccupations quant au niveau de consultation des Premières Nations de Wolastoqey.

Neville Crabbe, porte-parole du Groupe de travail sur l'éradication de l'achigan à petite bouche dans la région de Miramichi, se tient debout devant un lac.

Neville Crabbe, porte-parole du Groupe de travail sur l'éradication de l'achigan à petite bouche dans la région de Miramichi, affirme qu'il y aura davantage de consultations avec les peuples autochtones.

Photo : Shane Fowler

Les chefs mi'kmaw du Nouveau-Brunswick ont publié une déclaration indiquant que la conversation entre le ministère des Pêches et des Océans et les Premières Nations n'avait pas été adéquate.

La nation de Wolastoqey n'a pas reçu toutes les informations qu'elle a demandées et n'a pas reçu un préavis adéquat du traitement prévu, indique la déclaration.

Le Conseil de district des Micmacs de la Côte-Nord (NSMDC) reconnaît que tous les membres de la communauté n'ont pas reçu les documents pertinents liés à ce projet et que de meilleurs efforts auraient dû être déployés pour assurer le partage de l'information sur le projet.

Le Conseil de district des Micmacs de la Côte-Nord n'a pas répondu à la demande d'entrevue de CBC.

Plus de consultation auprès des Premières Nations

Le porte-parole du projet, Neville Crabbe, a déclaré qu'il y avait eu deux ans de consultation autochtone menée par la Couronne sur le projet. Il a toutefois reconnu qu'il fallait aller plus loin.

Nous acceptons la responsabilité de cette situation et sommes déterminés à atteindre et à rassurer ces personnes en leur fournissant des faits et des informations sur ce que nous sommes et ce que nous allons faire,

Une citation de :Neville Crabbe, porte-parole du Groupe de travail sur l'éradication de l'achigan à petite bouche

Selon lui, son initiative s’inscrit dans un projet de conservation, et ce, dans l'intérêt de l'écosystème de la rivière Miramichi, au bénéfice des générations futures de Néo-Brunswickois autochtones et non autochtones.

Il estime que le retard coûte au moins 30 000 $ par jour. Il a déclaré que des scientifiques et des équipes étaient venus de Californie, du Montana, de la Colombie-Britannique et du Maine pour aider à l'application de ce produit.

Neville Crabbe affirme avoir des plans pour que le projet soit réalisé dans les semaines à venir.

D'après un texte de Lauren Bird de CBC

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