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Une dizaine de villageois tués dans une attaque dans l'ouest du Niger

Des responsables nigériens visitent des malades qui sont assis sur des tapis.

Le Niger a été la cible de plusieurs attaques djihadistes dans les derniers mois. Ici, le ministre de l'Intérieur du Niger, Alkache Alhada, est à l'hôpital de Ouallam pour visiter des victimes d'attaques perpétrées par des djihadistes le 9 janvier 2021.

Photo : afp via getty images / SOULEYMANE AG ANARA

Agence France-Presse

Une dizaine de personnes ont été tuées lors d'une attaque de présumés djihadistes contre un village de la région de Tillabéri (ouest du Niger), dans la zone dite des « trois frontières », ont annoncé samedi à l'AFP un élu local et un habitant.

L'attaque a eu lieu vendredi soir dans le village de Theim dans la commune d'Anzourou, au moment où les gens priaient après 20 h, heure locale, a indiqué à l'AFP un élu local. Bilan : 17 morts et 5 blessés.

Il y a eu une dizaine de morts dans l'attaque perpétrée par des hommes armés, a pour sa part affirmé un habitant de Tillabéri, la capitale régionale.

Theim est situé à une vingtaine de kilomètres de Zibane Koira-Zéno, Zibane Koira-Tégui et de Gadabo, trois autres villages de la commune d'Anzourou ciblés à plusieurs reprises par le passé. En mars, 13 personnes avaient été tuées par des djihadistes présumés et en mai, une série d'attaques avaient contraint plus de 11 000 habitants à fuir leurs foyers.

« Attaques récurrentes »

Ce déplacement massif de population était dû aux attaques récurrentes contre les civils, selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), citant les assassinats, viols, extorsions de biens et vols de bétail, perpétrés par les éléments présumés de groupes armés non étatiques opérant le long de la frontière avec le Mali.

Les groupes djihadistes opérant dans la région de Tillabéri, dans la zone dite des trois frontières entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso, sont notamment affiliés à Al-Qaïda ou à l'État islamique au grand Sahara (EIGS).

Des députés de cette région ont réclamé vendredi un renforcement des mesures de sécurité dans cette zone instable de près de 100 000 km2, où cohabitent les ethnies djerma, peule, touareg et haoussa.

En un mois, 98 civils et 19 gendarmes ont été tués dans trois départements de la région : Banibangou, Torodi et Abala, rappellent les élus.

Le dernier massacre de civils remonte au 16 août, dans le village de Darey-Daye (Banibangou) où des hommes armés à moto ont tué 37 personnes travaillant dans un champ, dont 4 femmes et 13 mineurs, selon un bilan officiel.

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