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La région de Québec surfe sur la vague du vélo de montagne

Vue arrière d'une personne sur un vélo de montagne sur une piste en forêt.

Le vélo de montagne gagne de plus en plus d'adeptes au Québec

Photo : iStock / Brian A Jackson

Radio-Canada

Les centres de vélo de montagne de la région de Québec ont joint leurs efforts de mise en marché pour faire rayonner la pratique du sport dans la Capitale nationale. Et maintenant, ce sont les acteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui tentent d'en faire autant.

Depuis près d'une décennie, les centres de vélo de montagne de la région de Québec se sont concertés pour parler d'une seule voie afin de faire connaître la destination aux adeptes. Puis, au cours des dernières années, Empire 47, puis le Massif, se sont joints au Mont Sainte-Anne, à la Vallée Bras-du-Nord (VBN) et aux Sentiers du Moulin, pour faire des actions marketing porteuses, note Alexandre Lemerise, directeur adjoint d'Empire 47.

Si tous les centres mettent un budget promotionnel dans une enveloppe commune, avec l'aide des quatre MRC et de l'office du tourisme, on arrive à lever de gros montants pour faire rayonner notre destination, dit-il.

Un homme sur un vélo de montagne.

Le vélo de montagne gagne aussi en popularité en Haute-Gaspésie.

Photo : getty images/istockphoto

Par exemple, le regroupement Québec vélo de montagne a pu se payer une page de publicité d'une valeur de plus de 8000 dollars dans Bike magazine ou encore faire venir des influenceurs de Pinkbike, qui jouissent d'une énorme visibilité dans le domaine.

Ce sont des actions de longue haleine qui permettent de bâtir notre réputation et de nous faire connaître notamment aux États-Unis et dans le reste du Canada, ajoute Alexandre Lemerise.

Une expansion ambitieuse

Au-delà des actions marketing, le regroupement a aussi permis de mieux partager l'information et l'expertise. Ça permet à tout le monde de s'améliorer et d'amener note discipline à un autre niveau, en structurant davantage notre offre de service, avec un produit de qualité, remarque pour sa part Frédéric Asselin, directeur général de la Vallée Bras-du-Nord.

Ça fait partie de la culture du vélo de montagne de se déplacer d'un centre à l'autre pour essayer de nouveaux sentiers, alors on a tout intérêt à travailler tous ensemble pour développer le sport, note David Régnier-Bourque, directeur marketing de Faction Bike Studio, une entreprise de génie-conseil pour les manufacturiers de vélos, et administrateur de Vélo Saguenay, un organisme qui gère les sentiers du Panoramique et du mont Bélu en été.

Un cycliste descend un sentier rocheux

Les nombreux adeptes de vélos de montagne peuvent prendre d'assaut les Sentiers du Moulin.

Photo : Etienne Dionne

Selon ce dernier, l'industrie du vélo de montagne est vouée à devenir plus grosse que celle du ski au cours des prochaines années, et les régions comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean ont tout à gagner en présentant une offre commune.

Alexandre Lemerise abonde dans le même sens. Pour l'instant, les adeptes connaissent mal l'offre de vélo du Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais je suis convaincu qu'ils iront essayer les pistes de la région si on leur présente une offre regroupée des sentiers avec la découverte des microbrasseries et des bleuetières, par exemple, lance-t-il, ajoutant que le gouvernement préfère financer les projets liés à des regroupements.

Un engouement qui rapporte

La présentation d'une offre commune et diversifiée permet de rejoindre plus de gens et de faire rouler les centres de ski sur quatre saisons, en plus de développer l'offre de camping et d'hébergement, poursuit David Régnier-Bourque.

Les intervenants de la région ont commencé à travailler avec Promotion Saguenay et l'Association touristique du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour mettre en valeur les centres de la région, un premier pas dans la bonne direction, alors que des capsules vidéos ont été tournées pour présenter les sentiers du Toboski, du Norvégien et du Panoramique le printemps dernier.

Alexandre Lemerise, responsable du développement des affaires chez Empire 47

Alexandre Lemerise, responsable du développement des affaires chez Empire 47

Photo : Radio-Canada

On a une belle offre complémentaire pour les adeptes de vélos de montagne, souligne Jean-Robert Wells, président du conseil d'administration de Vélo Chicoutimi, qui gère les sentiers du Panoramique et du mont Bélu. On peut passer une semaine à faire du vélo de montagne dans la région dans un rayon de 200 km.

Chaque centre a quelque chose de différent à offrir et on peut bâtir de belles synergies ensemble, renchérit Nicolas Clément, coordonnateur des opérations de terrain du Norvégien.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean n'a rien à envier aux autres régions, ajoute pour sa part Simon Ouellet, coordonnateur des loisirs au Toboski. Tous les cyclistes veulent découvrir de nouveaux sentiers, et nous avons les centres pour les séduire.

À quand un premier centre de vélo de montagne électrique?

À travers les tendances du vélo, aucun centre au Québec ne s'est encore déclaré comme l'endroit de prédilection pour le vélo de montagne électrique, remarque David Régnier-Bourque.

D'ici 5 ou 10 ans, les vélos de montagne électriques seront peut-être la norme, estime ce dernier en voyant l'explosion de popularité pour ce type de vélo, qui permet de faire beaucoup plus de descentes. Le poids et le prix des vélos sont pour l'instant les principaux freins à l'achat, mais des avancées technologiques laissent présager un avenir prometteur aux vélos de montagne électriques, conclut l'homme de Faction Bike Studio.

Avec les informations de La Presse canadienne

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