•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

RDC : Les activités d’entreprises minières chinoises suspendues

Vue générale d'une mine de diamants en République démocratique du Congo.

Les activités d'une demi-douzaine d'entreprises minières ont été suspendues par les autorités du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo. Ici, une mine de diamants dans la province de Kasaï.

Photo : afp via getty images / MARTHE BOSUANDOLE

Agence France-Presse

Les activités d'une demi-douzaine d'entreprises minières ont été suspendues par les autorités du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), soucieuses de « remettre de l'ordre » dans un territoire théâtre de tensions récurrentes entre populations locales et chercheurs d'or chinois, a-t-on appris samedi de source provinciale.

La mesure, prise par le gouverneur de la province Théo Ngwabidje Kasi, concerne le territoire de Mwenga, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Bukavu, où sont présents de nombreux creuseurs artisanaux et sociétés minières.

L'autorité provinciale a écouté les cris de la population de Mwenga, où se fait l'exploitation de minéraux sans respect du code et du règlement miniers, s'est félicité Me Christian Wanduma, avocat-conseil de la collectivité (chefferie) de Wamuzimu, particulièrement concernée.

Selon lui, cette décision est salutaire, mais doit être accompagnée d'autres mesures afin que la communauté humiliée, privée de ses champs et dont les ressources minérales ont été pillées, puisse se retrouver dans ses droits. Certaines terres ont été tellement rasées qu'on ne peut plus y planter même des arachides, a-t-il ajouté, en appelant à des poursuites judiciaires.

Dans son arrêté pris vendredi, consulté par l'AFP, le gouverneur estime nécessaire de remettre de l'ordre dans l'exploitation minière semi-industrielle dans le territoire de Mwenga, pour préserver l'intérêt de la population locale, l'environnement et le respect des droits de l'homme, mais aussi permettre la traçabilité de la production des sites exploités.

Entreprises sous la loupe

Des abus manifestes et dénoncés de multiples fois ont en effet été constatés chez certaines entreprises, indique l'arrêté, qui cite les noms de six d'entre elles et/ou de leurs coopératives partenaires, dont toutes les activités minières sont suspendues jusqu'à nouvel ordre.

Tout le personnel local et étranger de ces entreprises doit quitter immédiatement les sites miniers, ordonne l'arrêté. Leur matériel d'exploitation restera immobilisé jusqu'à ce qu'une commission ad hoc ait étudié les dossiers au cas par cas.

Pour Me Wanduma, il ne fait aucun doute que le personnel étranger évoqué par le gouverneur est chinois. Selon l'avocat, toutes les entreprises dont les activités sont suspendues – cinq d'après lui, car la sixième a quitté la région – sont chinoises ou travaillent avec des Chinois, très nombreux dans le secteur minier en général en République démocratique du Congo.

Début août, un député du territoire avait déploré l'anarchie totale causée par la ruée vers l'or et apporté son soutien à des chefs de villages qui s'étaient opposés aux nouveaux maîtres chinois.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !